//BAH N’DAOU, PRESIDENT DE LA TRANSITION: DES INTERNAUTES SE PRONONCENT SUR LE CHOIX DE L’HOMME !

BAH N’DAOU, PRESIDENT DE LA TRANSITION: DES INTERNAUTES SE PRONONCENT SUR LE CHOIX DE L’HOMME !

Les Maliens connaissent désormais le nom du président de la Transition. Ce lundi, Bah N’DAO, Colonel à la retraite, ex-ministre de la défense, est désigné président de la Transition. L’annonce a été faite quelques heures avant qu’expire l’ultimatum de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la remise du pouvoir à un président civil. Les Maliens se sont prononcés sur le choix de cet homme.

Nouhoum Keïta

Le Colonel major à la retraite Bah N’DAOU nommé Président de la Transition. Officier connu pour sa rigueur, sa discipline spartiate, et sa grande probité morale, le Colonel M’Ba N’DAOU s’est illustré par sa mémorable démission alors qu’il était aide de camp de l’ancien Président, le Général Moussa TRAORE, au fait de sa puissance et de sa gloire. Selon plusieurs indiscrétions, il ne supportait pas les injonctions de la première dame dont il n’avait pas d’ordres à recevoir. Il a préféré rendre le tablier et rejoindre le camp. Il reviendra deux décennies plus tard comme éphémère ministre de la défense sous IBK. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, il ne s’est engagé dans aucune activité politique.

Jean Pierre James Issa

Un très bon choix pour la présidence de la Transition au Mali. Notre colonel à la retraite maîtrise parfaitement la situation du pays. Et c’est lui qui a signé, le 16 juillet 2014, en sa qualité de ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, le document intitulé: ”Traité de coopération en matière de défense” , communément appelé “Accord de défense”. C’était avec son homologue français, Jean Yves le Drian (sous le président français, François Hollande), actuellement à la tête de la diplomatie française. Et c’est encore ce colonel à la retraite qui a eu le courage de démissionner du gouvernement. Nul doute, il est en terrain connu.

Bakary TRAORE

Ancien ministre de la défense nationale sous IBK en 2014, c’est à lui qu’on a fait appel après le déroute des FAMa à Kidal suite à la chaotique visite de l’ancien premier ministre M. Moussa MARA. Il remplaçait ainsi M. Soumeilou Boubèye MAÏGA, alors, ministre de la défense nationale et des anciens Combattants. Je pense que le CNSP à travers la commission d’investiture a opté pour la NEUTRALITÉ en laissant de côté tout choix portant sur un homme politique. Ceci me paraît un choix judicieux d’autant plus que d’une part l’ancien militaire est et doit rester au-dessus de la mêlée et du jeu partisan. D’autre part avec sa double casquette civilo-militaire (colonel major à la retraite), il est à même de mettre son expertise militaire au service de la Transition dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. A sa nomination en 2014 beaucoup avaient salué son intégrité morale, sa RIGUEUR et sa qualité d’homme de poigne!

 Kossa MAIGA

Après plusieurs recoupements, je peux vous assurer de l’intégrité du nouveau Président de la Transition. Il aurait démission du poste de garde du corps de Moussa en raison des agissements de Mariam qui compromettait le régime à ses yeux. Suite à cela, il a quitté le palais (où il logeait avec sa famille) pour sa maison inachevée à l’époque à Boulkassombougou. Et avec IBK, c’était la même chose, il n’a pas cautionné les agissements de Karim au niveau du ministère de la défense. Soutenons cet homme, malgré son âge un peu avancé.

Binta BOCOUM

Ils ont oublié de dire qu’il a été ministre de la Défense et des anciens Combattants sous Ibrahim Boubacar KEITA et qu’il était ministre au moment de la surfacturation des équipements militaires.

Malick DIARRA

On ne peut pas dire qu’il n’y ait pas un homme intègre au Mali que sauf ses vieux de 80 ou 90 ans parce que, il faut le dire, Bah N’DAOU a 70 ans. C’est la continuité. Bah N’DAOU a servi sous tous ces régimes et je pense qu’on peut choisir mieux que Bah N’DAOU. Je ne dirai pas que le Mali soit sorti de l’impasse. Mais je pousserai un ouf de soulagement qu’il garde la tête sur les épaules. Et que l’objectif qui le guide, c’est d’apporter au Mali un Transition paisible qui pourrait installer un président comme le veut le peuple pour qu’on puisse retourner à l’ordre constitutionnelle.

Moussa MARA

Bah N’DAOU a été nommé ministre au mois de mai 2014 quand j’étais premier ministre. Ce choix s’est imposé à nous parce qu’avec le président IBK, nous avons sondé au niveau des garnisons militaires de notre pays la personnalité qui semblerait aux yeux de nos militaires appropriée pour diriger le ministère de la Défense. Son nom déjà revenait fréquemment à l’époque au niveau de toutes les garnisons militaires même au niveau des chaines de commandement. C’est quelqu’un qui, tout au long de sa carrière, s’est caractérisé par une droiture incontestée, par  une honnêteté à toute épreuve. Cela est incontestable aussi, par sa capacité à dire non quand il tient que ces valeurs étaient en causes. Cette droiture et honnêteté, c’est ce qui lui a valu une grande réputation. Je pense aujourd’hui que c’est qui a valu d’avoir été retenu par les autorités du CNSP pour diriger la Transition. Il est clair que cela correspond aux attentes de nos compatriotes. C’est une donne à retenir depuis le 18 aout, la plupart des opinions des Maliens, dans la rue, convergent vers le choix d’un militaire. L’image des militaires est associée à l’autorité. Ce choix n’était pas mon choix. J’aurai souhaité que la Transition soit dirigée par un civil, pas un civil militaire.

Laminne SAVANE, chercheur à l’université de Ségou

Personnellement je pense que ça pose un petit problème parce qu’il reste quand même le chef de la junte. La conclusion rapide qu’on peut tirer est que le CNSP fait main basse sur le pouvoir. C’était la crainte d’une partie de la société civile. C’était la crainte de la CEDEAO qui vient d’être appelée. Le poste de vice-président a été créé à la hâte à l’issue des Concertations nationales. Il est occupé aussi par le chef du CNSP. Aujourd’hui, il peut y avoir une crainte justifiée de la part de la société civile et surtout du mouvement M5 qui a été le fer de lance de la contestation populaire.

Mohamed AMARA, chercheur au centre Max Weber de Lyon

Lorsque le pouvoir s’arrête devant votre case vous le prenez. On le prend avec le risque et les périls. Aujourd’hui, le CNSP est dans la logique de faire en sorte que le Mali se remette sur pied. Est-ce qu’il le fait bien ? Est ce qu’il le fait mal ? C’est des questions qu’on peut se poser. Il faudra regarder tout ça à l’œuvre parce que c’est la première fois qu’on ait un président et un vice président. Aujourd’hui c’est le président et vice président, c’est-à-dire Bah N’DAOU et Assimi GOITA. Le défi c’est de trouver un équilibre pour que les Maliens, ceux du M5-RFP et ceux des autres Maliens puissent retrouver la sérénité, la tranquillité au sens sécuritaire, au sens aussi des conditions de vie dans le quotidien. Le Mali n’a plus de temps à perdre aujourd’hui.

Ibrahim sanogo

Pour le moment, on a un président qu’on peut considérer civil parce que c’est un militaire à la retraite. Ça répond aussi à l’aspiration de la CEDEAO. Bah N’DAOU est une personnalité. S’il est dans une action, il la fait par conviction. Donc, il ne pas va faire ce que veut la junte. Il va faire ce que lui même en âme et en conscience pense être profitable pour le Mali.

 M’Bouillé HAIDARA

J’avais demandé une Transition militaire. A défaut d’un militaire en exercice, le choix de Bah N’DAW me va droit au cœur. C’est quelqu’un qui connaît le milieu militaire, leurs difficultés ainsi que leurs besoins pour faire face à la mission régalienne qui leur est confiée.

Aboubacar Sidiki FOMBA

La décision du CNSP de laisser la présidence à un civil est compréhensible et unificatrice mais ne reflète pas l’expression populaire. Je réaffirme mon soutien à un président militaire pour diriger la Transition politique au Mali mais cela n’enlève rien dans mon engagement si le CNSP décide de remettre la présidence à un civil.

Zoumana DIARRA

Dans tout ce brouhaha politique politicien, le temps n’est plus aux calculs d’ego et de maintien de la main mise sur les décisions mais il faut accorder un minimum de crédit à un homme dont l’intégrité ne fait pas débat.

Youssouf  konate

 

 

By |2020-09-23T15:47:21+02:00septembre 23rd, 2020|ACTUALITE|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

Aller à la barre d’outils