//CRISE SOCIOPOLITIQUE AU MALI : « PRESCRIRE DES SANCTIONS CONTRE LE MALI, C’EST SANCTIONNER TOUTE LA CEDEAO», DIXIT MOHAMED OUSMANE AG MOHAMEDOUN

CRISE SOCIOPOLITIQUE AU MALI : « PRESCRIRE DES SANCTIONS CONTRE LE MALI, C’EST SANCTIONNER TOUTE LA CEDEAO», DIXIT MOHAMED OUSMANE AG MOHAMEDOUN

Le Secrétaire général de la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA), mouvement signataire de l’accord d’Alger et porte-parole de l’inclusivité, Mohamed Ousmane Ag MOHAMEDOUN a rencontré les hommes de médias. Il a donné son point de vue sur la déclaration de la Radio France Internationale le dimanche 23 août 2020 au sujet de la durée de la transition (trois ans) et de sa composition (en majorité militaire). 

Pour le Secrétaire général de la Coalition il est heureux que le CNSP lui-même ait apporté la clarification. Les Maliens qui avaient mal dormi ce jour-là étaient soulagés. A l’attention de l’ensemble des Maliens, il a signalé qu’il fallait comprendre qu’il y avait des médias qui n’étaient pas neutres, en particulier RFI.

Ag MOHAMEDOUN avait souligné : ‘’C’est un média qui n’est pas neutre. Il faut que les gens le comprennent et fassent beaucoup attention’’. Selon lui, pour l’opinion nationale, l’important n’est pas ce que disent les médias disent. Aujourd’hui, le Mali a atteint un niveau de maturité. C’est plutôt le verbe de l’intéressé qu’il écoute. Ce qu’il faut croire, c’est ce que l’acteur en personne dit publiquement et clairement. C’est ce qui est important pour le peuple. Pas les spéculations ni la propagande via les médias, surtout les médias orientés.

La CEDEAO a fourni moult effort. Mais, elle n’a pas pu sauver le pays avant la chute du régime.

Aujourd’hui, ils sont venus s’enquérir sur notre  point de vue sur comment gérer la question de l’ancien président Ibrahim Boubacar KEITA. De façon générale, tout doit s’arrêter là. « Des compromis ont été faits. Mais les sanctions ont été précipitées. » a-t-il soutenu. Le Secrétaire général estime que ‘’Cette disposition est extrêmement dangereuse. Elle affecte les Maliens, les Ivoiriens, les Burkinabés et les Sénégalais pareillement. Que personne ne se leurre. Sanctionner le Mali, c’est sanctionner toute la CEDEAO. Notre pays est limitrophe de sept pays de la CEDEAO’’. Donc l’embargo fera plus de mal à certains autres pays que même le Mali. A ce stade de la discussion, je pense que la CEDEAO, dans l’intérêt des peuples, doit alléger ses dispositifs. »La question du Président a connu des avancées. Maintenant, c’est la transition qui intéresse les Maliens. Il faut faire confiance à nos officiers. Aujourd’hui, ils maîtrisent  la situation. Il faut éviter de spéculer dans les médias. En réalité, le rôle de la CEDEAO n’est pas de parler de négociation avec  nous la transition. Ce n’est pas dans son rôle. Elle ne doit pas poser ce problème. Aujourd’hui on n’est pas dans une crise.

Nous sommes entre Maliens. Il s’agit de voir comment définir un nouveau système, un système réponde aux attentes du peuple.

En fin, le porte-parole de l’inclusivité a lancé un appel au CNSP de rester dignement leur engagement puisque lui-même a dit qu’il a parachevé la lutte du peuple. Donc aujourd’hui, il doit en être fier. Il doit se battre et rester digne de cette victoire : le peuple les observe.

YOUSSOUF KONATE

 

 

By |2020-08-26T18:27:08+02:00août 26th, 2020|ACTUALITE|0 Comments

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