/, ACTUALITE/DESIGNATION DU PREMIER MINISTRE CIVIL DE LA TRANSITION: • PRES D’UNE VINGTAINE DE DOSSIERS REÇUS PAR LA JUNTE MILITAIRE !

DESIGNATION DU PREMIER MINISTRE CIVIL DE LA TRANSITION: • PRES D’UNE VINGTAINE DE DOSSIERS REÇUS PAR LA JUNTE MILITAIRE !

  • LE M5-RFP RISQUE FINALEMENT DE TOUT PERDRE !

L’accord de principes semble trouvé le samedi 26 septembre 2020 entre le Comité Stratégique du Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) et le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) par rapport à la désignation du Premier ministre de la Transition. C’était lors d’une rencontre qui serait tenue dans le Quartier Général (Q.G) de la junte militaire à Kati. Si du côté de la junte, il n’y aurait plus de problème pour offrir au M5-RFP le choix du Locataire de la Primature, les acteurs dudit mouvement contestataire du régime d’IBK ne semblent plus parler du même langage, d’où la réception, par le CNSP, de près d’une quinzaine de dossiers venus du M5-RFP.

Le Mali tend vers sa dernière grande phase du processus d’installation des organes et des personnalités de la Transition après l’investiture du Président et du Vice-président. Il s’agit aujourd’hui de la désignation du Premier ministre, désignation tant attendue par les dirigeants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans les étapes précédentes, le Comité Stratégique du Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) se sent lésé et driblé. Mais, pour ce qui est du choix du locataire de la Primature, la junte militaire semble lever l’étrier. Elle aurait donné aux leaders du mouvement contestataire l’opportunité de revenir dans le rang pour gérer la Transition. Elle lui aurait offert le fauteuil de la 3ème personnalité.

Malheureusement, les membres du Comité Stratégique du M5-RFP ne parleraient plus du même langage. Les avis divergent fortement. Selon des sources, le M5-RFP était en réunion le vendredi dernier pour prendre une position claire et commune. Mais, aucune unanimité ne s’est dégagée. Et Choguel Kokala MAIGA aurait préconisé que le M5-RFP n’envoie aucun CV au CNSP.

“Je crains de voir le futur Premier ministre jouer un rôle de marionnette de la junte. Depuis le coup d’État du 18 août dernier, le CNSP n’accorde aucune importance au M5-RFP qui, pourtant, devrait être son partenaire naturel. La Charte de la Transition dont se prévaut le CNSP n’a jamais été approuvée par le M5-RFP. Le CNSP n’a jamais voulu adopter avec le M5-RFP la moindre feuille de route commune. Le Mouvement du 05 Juin n’a même pas été invité à l’investiture du Président et du Vice-président de la Transition. C’est dire que le futur Premier ministre, s’il est issu du M5-RFP, sera appelé à exécuter sans murmure ce que lui dictera le CNSP. Moi, je me suis battu contre le régime IBK pour obtenir le changement. Pas pour jouer les pantins. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi il faudrait adresser nos CV à la junte après qu’un président de Transition a déjà été investi!”, a expliqué M. MAIGA.

Malgré tout, au terme d’une discussion houleuse, la majorité de participants se serait mis d’accord d’envoyer des CV. Mais, Choguel K. MAIGA reste campé sur sa position : “Je demande que devant l’histoire, on me donne acte de ce que j’ai été mis en minorité. Mais je refuse, moi, d’envoyer mon CV”. Du coup, il a été lâché par ses camarades qui pensent le contraire. C’est pourquoi, il aurait été décidé que tout cadre croyant posséder la compétence de diriger la Primature le fasse. C’est la raison pour laquelle le CNSP aurait reçu près d’une vingtaine de CV dont plus d’une quinzaine venue du M5-RFP. Pourtant, cette situation est loin de lui être favorable. Car, il risque finalement de tout perdre.

En pareille circonstance, les adversaires, voire encore des ennemis risquent de gagner la course. Déjà, même si la junte pense aujourd’hui qu’il est normal d’attribuer le fauteuil de la Primature au M5-RFP, en le voyant ainsi divisé, pourrait certainement faire volteface. Elle pourrait prendre quelqu’un qui ne soit issu d’aucun bord politique. Du coup, depuis hier, le nom de Moctar OUANE, ancien ministre des Affaires Etrangères sous Amadou Toumani TOURE, serait très prisé. Aujourd’hui, la question qui voltige autour des lèvres est de savoir : pourquoi ils n’ont pas pu avoir l’intelligence de consulter l’autorité morale sur cette question avant de hâter toute décision ? Une chose est claire : au regard des évènements, le choix du Premier ministre viendra du CNSP ; ce qui serait contraire à la Charte qui indique que le choix incombe au Président de la Transition. A suivre !

Boubacar DIARRA

By |2020-09-28T10:42:41+02:00septembre 28th, 2020|A LA UNE, ACTUALITE|0 Comments

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