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DETENTION DE DR BOUBOU CISSE-DAHIROU-TIMBINE ET AUTRES: UN COLLECTIF SE MET EN PLACE POUR CROISER LE FER AVEC LA JUNTE DU CNSP

La détention des personnalités civiles et militaires de l’ancien régime préoccupe des Maliens au plus haut point. Certains ont commencé à s’organiser déjà pour réclamer auprès de la junte leur libération. Organisés au sein d’un Collectif appelé  Collectif pour la libération des personnalités arbitrairement détenus par le CNSP, ces Maliens appellent à la libération immédiate et sans conditions de ces personnalités. Dans un document qui circule, ce collectif promet d’envisager d’autres actions si la junte demeure sourde.

Parmi les responsables privés de leur liberté, l’on dénombre l’ancien premier ministre Dr Boubou CISSE, l’ancien ministre de la défense le Général Ibrahima Dahirou DEMBELE et l’ex député et président de l’Assemblée Nationales, Moussa TIMBINE. Voici l’appel de ces Maliens : Appel à la libération immédiate des personnalités arbitrairement détenues par la junte militaire du Comite Nationale pour le Salut du Peuple (cnsp) ; Depuis le 18 août 2020, plusieurs personnalités civiles et militaires sont illégalement détenues par la junte militaire du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP). Parmi les personnalités arrêtées, figurent l’ancien premier ministre Dr Boubou CISSE et l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Honorable Moussa TIMBINE ainsi que plusieurs hauts gardés de l’armée.  Ces personnalités sont privées de liberté par le CNSP. Depuis leur arrestation, elles n’ont pu voir aucun membre de leurs familles respectives, encore moins leurs avocats. Leurs détentions, qui ne repose sur aucun motif judiciaire,  constitue un crime, une atteinte à leurs droits fondamentaux. Par ce fait, le CNPS séquestre les détenus et viole l’article 10 de l’Acte fondamental n°001/CNSP du 24 août 2020, qui stipule :

« Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un Magistrat de l’ordre judiciaire».

Par ailleurs, la Constitution du Mali, datant du 25 février 1992, dans son article 10 déclare :

«Nul ne peut être détenu pendant une durée supérieure à quarante-huit heures que par décision motivée d’un magistrat de l’ordre judiciaire ». L’Article 6 de la charte africaine également est explicite : « Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi ; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement. »

Fort de tout ce qui précède, les personnalités détenues arbitrairement doivent être mises dans leur droit, sans délai, dans le respect de la loi fondamentale, des différents textes internationaux ratifiés par la République du Mali et conformément à l’appel des chefs d’états et de gouvernement de la CEDEAO, issue de leur réunion avec le Comité Nationale pour le Salut du Peuple, qui a eu lieu à Accra le 15 septembre 2020. Ainsi, nous, citoyens maliens et étrangers, associations et regroupements  nous constituons au sein du Collectif pour la libération des personnalités arbitrairement détenus par le CNSP  appelons : à la libération immédiate et sans conditions des personnalités arbitrairement détenues par la junte militaire du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) avant la désignation du Président de la Transition ;  au respect des droits des personnalités détenues arbitrairement par le CNSP ; à la mobilisation citoyenne pour le respect d’un état de droit au Mali. Il (le collectif) se réserve  le droit de mettre en œuvre d’autres actions pour obtenir leur libération, précisent les membres dans leur déclaration rendue publique avant-hier lundi 21 septembre 2020.

LAYA DIARRA

By |2020-09-23T15:38:47+02:00septembre 23rd, 2020|A LA UNE, ACTUALITE|0 Comments

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