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HOLD-UP ÉLECTORAL DÉNONCÉ LORS DU SCRUTIN DU 29 MARS 2020 : QUELS RÉSULTATS DÉFINITIFS ATTENDUS ?

Suite à la proclamation des résultats provisoires du premier tour des élections législatives du 29 mars dernier par le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, des voies se lèvent aujourd’hui dans certaines circonscriptions électorales pour protester. C’est le cas en Commune III du district de Bamako où une dizaine des candidats se mobilise afin de dénoncer le hold-up électoral dans ladite circonscription et réclament leurs voix à travers des plaintes au niveau de la Cour Constitutionnelle. 

L’information a été donnée avant-hier par le collectif des candidats aux élections législatives du 29 mars 2020. C’était lors d’un point de presse, organisé au siège du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA). Y étaient présents, Kadidia FOFANA, candidate du PARENA, Safiatou TRAORÉ du parti SYNOUMA, Hamoye CISSÉ du PDES, Gérard DEMBÉLÉ de l’UDD, Mamadou KEÏTA de YELEMA, la représentante du parti “Tous Pour le Changement.

Les candidats suscités ont, tour à tour, criés à la mascarade électorale et la falsification des résultats lors du premier tour du 29 mars 2020. Raison pour laquelle, ils ont unanimement réclamé un recompte des voix. Ils sont une dizaine des candidats qui réclament leurs voix qui seraient confisqués lors du dépouillement au Gouvernorat du district de Bamako. Du coup, des plaintes pleuvent à la Cour Constitutionnelle pour non seulement dénoncer les faits mais aussi réclamer un recompte des voix, bureau de vote par bureau de vote.

Kadidia FOFANA du PARENA a affirmé qu’ « on avait transféré des voix lors du dépouillement au Gouvernorat du district de Bamako. C’était un véritable hold-up électoral dans la circonscription électorale de la Commune III. On était dans la dynamique de nommer un député dans notre commune. Aujourd’hui, c’est la démocratie malienne même qui est menacée. Il est inadmissible de confisquer nos voix. Nous allons utiliser toutes les voies de recours possibles pour empêcher cela, a laissé entendre la candidate du PARENA. Si nous sommes arrivés là, c’est parce que nous avons fait de comparaison des PV des différents Quartiers Généraux (Q.G) des partis politiques. Ce sont les mêmes chiffres qui apparaissent, sauf au niveau du Gouvernorat », a-t-elle ajouté.

La candidate de SYNOUMA, Safiatou TRAORÉ, a indiqué que les chiffres distribués aux différents candidats ne reflétaient pas la réalité. “C’est pourquoi, nous réclamons un recomptage des voix pour le rétablissement de la vérité. Nos délégués ont bien joué leur rôle. C’est au niveau du Gouvernorat qu’il y a eu tripatouillage. Les chiffres avancés par les résultats provisoires sont loin de la vérité et nul n’a le droit de confisquer les voix des citoyens, d’où notre réclamation au niveau de la Cour Constitutionnelle pour qu’elle dise le droit. Surtout, a-t-elle ajouté, elle a confiance en la Justice malienne, à la Cour Constitutionnelle. La représentante du candidat du parti “Tous Pour le Changement” a affirmé qu’elle avait été elle-même témoin oculaire d’une situation incroyable au Gouvernorat lors du dépouillement des bulletins. Lors du comptage, dès le premier jour, les Procès-Verbaux (P.V) des 04 bureaux du Point G avaient disparu. « Il est important de respecter nos électeurs »,  a-t-il dit.

Comme tous les autres intervenants, les candidats du parti YELEMA, de l’UDD, du PDES ont tous dénoncé les mêmes faits et se disent solidaires à ce combat notable et réaffirment leur mobilisation jusqu’à l’avènement de la vérité.

Dans d’autres circonscriptions électorales, des acteurs dénoncent des pratiques malsaines qui violent les règles des élections dans notre pays. Raison pour laquelle, certains saisissent la Cour Constitutionnelle à l’annulation des voix de plusieurs bureaux de vote, voire l’annulation pure et simple de tout le premier tour. C’est le cas dans la circonscription électorale de Gourma-Rharous où, selon certaines informations, le scrutin aurait été anticipé de 24 heures ou 48 heures.

Dans une telle situation, peut-on s’attendre à un bouleversement de la situation à la Cour Constitutionnelle pour les résultats définitifs ? Ils sont nombreux aujourd’hui ceux qui croient que si les 09 sages de la Cour Constitutionnelle disent le droit, il est clair que certains candidats déclarés victorieux lors de la proclamation des résultats provisoires pourraient être recalés et ceux qui sont éliminés risquaient d’aller au second tour. C’est le scénario envisagé aujourd’hui par plusieurs observateurs de la scène politique nationale, compte tenu de tant de dénonciations et de réclamations auprès de la Cour Constitutionnelle.

 Boubacar DIARRA

By |2020-04-07T00:25:57+02:00avril 7th, 2020|A LA UNE, POLITIQUE|0 Comments

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