//ISSA KAOU N’DJIM A PROPOS DU DEPART DU PRESIDENT IBK: « JE N’AI PAS AIME LA FAÇON DONT IBK A QUITTE SES FONCTIONS. J’AURAIS SOUHAITE QU’IL AIT LA SAGESSE ET LA GENTILLESSE DE PRIVILÉGIER LE DIALOGUE INTER MALIEN » DIXIT ISSA KAOU N’DJIM

ISSA KAOU N’DJIM A PROPOS DU DEPART DU PRESIDENT IBK: « JE N’AI PAS AIME LA FAÇON DONT IBK A QUITTE SES FONCTIONS. J’AURAIS SOUHAITE QU’IL AIT LA SAGESSE ET LA GENTILLESSE DE PRIVILÉGIER LE DIALOGUE INTER MALIEN » DIXIT ISSA KAOU N’DJIM

C’était dans une vidéo en date du 19 août dernier ; le coordinateur de la CMAS, membre du M5-RFP, Issa Kaou N’DJIM s’exprimait sur le départ du président IBK. N’DJIM regrette que les choses se soient passées ainsi. Mais il a indiqué que le président IBK en est responsable. Les Maliens doivent gagner le pari du développement du pays post IBK.

D’entrée de jeu, Issa Kaou N’DJIM tenait à faire des bénédictions de paix et de stabilité pour le Mali, pour tous ceux qui ont eu des difficultés lors de cette crise sociopolitique et un hommage bien mérité aux victimes. Il a ensuite adressé de vives salutations à tous des Maliens de l’intérieur comme de l’extérieure en ajoutant que ce départ d’IBK est le résultat de l’ensemble des efforts. Il disait aussi que le pays traversait plusieurs formes de difficultés. Celles qui défrayaient les chroniques étaient le fait que l’ancien Président de la République s’était montré têtu face à la solution à cette crise sociopolitique qui avait conduit à une impasse. Le M5-RFP qui est un mouvement hétéroclite renfermant pratiquement toutes les couches socioprofessionnelles unies dans un même combat, s’annonçait très sérieux. Et la complication ne pouvait  venir que de la seule personne. Elle seule était censée y trouver la solution.

« Or, quand on te confie la gestion d’un pays, a dit N’DJIM, seule la solution concertée avec la population peut être idéale. Mais par contre quand un chef d’Etat s’adjuge de tous les avantages et d’autres faveurs du pouvoir pour ensuite mettre la population en proie avec les difficultés, on ne peut que s’attendre à de fortes tensions de ce genre.

J’ose dire ici que je n’ai pas aimé la façon dont IBK a quitté ses fonctions.

J’aurais souhaité qu’il ait eu la sagesse et la gentillesse de privilégier le dialogue inter malien qui pourrait même se solder par son départ du pouvoir. Mais c’est dommage qu’il ait bien voulu jouer à la sourde oreille. Son intransigeance l’a conduit à son départ forcé. Et par ce départ, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, IBK a aggravé la souffrance du peuple. Il ne devrait jamais accepter que les choses se terminent ainsi. Les militaires aussi sont des citoyens maliens sensibles aux difficultés du pays. Les peines dans l’exercice de la mission régalienne de nos soldats ne sont cachées à personnes surtout sur la guerre asymétrique contre les terroristes et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. A cela s’ajoute le front social. Donc, bref, l’ensemble du pays était dans la merde et seule une solution via l’implication de tout le monde demeurait efficace et unanime. »

Ce qu’on peut tirer comme conclure ici, c’est que des difficultés se sont engrangées.

S’il s’était mis dans un accord politique, rien de tout cela ne serait arrivé. Il a été prévenu en vain par l’Imam DICKO lors du rassemblement du 11 août.  L’Imam l’avait invité à écouter son peuple. Et qu’à défaut, le pire pourrait arriver. Il disait aussi : « Tu le préviens sur quelque choses, que tu les fasses à plusieurs reprise, il n’aime que les rapports de forces. S’il peut te terrasser, il n’hésitera pas à le faire. Au cas où il ne peut pas, il jouera la carte amicale. » a déploré DICKO.

« Vraiment, c’est un gâchis sur lequel on ne peut pas s’apitoyer, a continué l’homme politique. Le président IBK est parti. Il reste à souhaiter que son départ fasse plein de bonheur au peuple malien. Que la raison de ce départ soit comprise a travers une union des cœurs et des esprits vers un sursaut national pour que le pays avance.

Je comprends la position des militaires parce qu’on est tous Maliens d’ailleurs. Je connais beaucoup parmi les militaires à travers des circonstances.

L’intérêt général des choses est que le souhait du peuple soit strictement respecté. Ce souhait est le respect des lois au Mali en lien avec la démocratie. Que le nouveau Président de la République s’installe sur fond de logique y compris les élus à l’Assemblée Nationale et que nous trouvions ensemble la solution aux difficultés au sein de la Cour constitutionnelle. Et nous avons l’obligation de prôner le respecter les conventions et les accords internationaux. Les nouveaux responsables vont continuer leurs boulots de sécurisation du pays. Ils se mettront à l’écoute du pouvoir politique pendant la transition. Le peuple aura l’occasion et le respect de les accompagner. Nous devons forcement gagner le pari du développement du pays post IBK ».

Mohamed Traoré

By |2020-08-24T15:51:13+02:00août 21st, 2020|ACTUALITE|0 Comments

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