/, SÉCURITÉ/L’APRES-COUP D’ETAT MILITAIRE AU MALI: DES PARTENAIRES TECHNIQUES FINANCIERS COUPENT LE “ROBINET” AUX MALIENS !

L’APRES-COUP D’ETAT MILITAIRE AU MALI: DES PARTENAIRES TECHNIQUES FINANCIERS COUPENT LE “ROBINET” AUX MALIENS !

Comme on pouvait s’y attendre, un coup d’état militaire a toujours de conséquences néfastes pour un pays. Il crée non seulement de la psychose au sein des populations, mais aussi et surtout implante l’incertitude dans le fonctionnement du pays. Ajoutons-y le risque de pillages de ressources de l’Etat. C’est pourquoi des partenaires techniques et financiers coupent “le robinet” (leurs financements) jusqu’à l’avènement de la normalité, c’est-à-dire, le retour à l’ordre constitutionnel et à la démocratie. Ce qui explique que le Mali risque un étouffement économique et financier pendant un long moment.

Depuis le mardi 18 août 2020, une page de l’histoire du Mali se referme et s’ouvre une nouvelle page. La démission du président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA a plongé le pays dans l’incertitude où l’économie est fortement menacée. Et cela n’est pas sans conséquences. Les risques, comme on peut se l’imaginer, sont énormes dans le mécanisme de fonctionnement. Déjà, l’étouffement menace l’économie nationale.

Il est bien de signaler que, en cas de coup d’état dans un pays démocratique, les partenaires techniques et financiers déclenchent leur machine à étouffer les économies

C’est ainsi que des organisations internationales partenaires du Mali comme l’USAID et le Fonds Monétaire International (FMI) auraient décidé de suspendre leurs financements. Or, ce sont ces organismes internationaux qui soutiennent des actions de développement socioéconomique. Aussi, les Etats Unis ont décidé de suspendre leur coopération militaire. Pourtant, le Mali et son partenaire, la France, ont besoin des USA maintenant plus que jamais, particulièrement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Dès le lendemain du coup de force, en application aux sanctions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Banque Ouest-africaine (BCEAO) a, elle-aussi, fermé ses portes. Toutes ces dispositions auront des conséquences désastreuses sur les échanges monétaires et commerciaux. Aujourd’hui, une sortie rapide et efficace de ce cul-de-sac impose l’union sacrée des Maliens autour de la Junte militaire. Cette solidarité permettra de sauver le peu qui nous reste. Les nouvelles autorités doivent continuer à mettre leur intelligence au service du peuple. Cet effort limitera les contrecoups de la chute du président IBK et de son régime.

Boubacar DIARRA

By |2020-08-25T16:56:10+02:00août 25th, 2020|ECONOMIE, SÉCURITÉ|0 Comments

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