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LE HAUT CONSEIL DES MALIENS DE L’EXTERIEUR ET L’AME INTERPELLENT LES AUTORITES SUR LES DIFFICULTES D’ACCES DE LA CARTE NINA

Les difficultés d’accès à la carte NINA, un document d’importance capitale au Mali étaient au centre d’une conférence de presse organisée par l’Association Malienne des Expulsés (AME) en collaboration avec le bureau du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), le samedi 15 février 2020, au siège de l’Organisation de Défense des Droits des Migrants.

Ousmane Diarra, président de l’Association et Mamadou Lamine Bane du bureau du Haut Conseil étaient les principaux conférenciers au cours de cet exercice qui a permis d’enregistrer de nombreux témoignages quant aux tracasseries et autres difficultés liées au fait de ne pas disposer de ce document qui se révèle un précieux sésame pour les voyageurs et maliens vivant à l’extérieur. En 2006, le Mali a adopté une loi portant institution du Numéro d’Identification Nationale (NINA) des personnes physiques et morales. L’article premier de cette loi dispose, en effet, qu’il est institué en République du Mali le Numéro d’Identification Nationale des personnes physiques et morales en abrégé NINA dont l’objet, ajoute l’article 2, est d’individualiser chaque personne physique et morale par un numéro unique. En 2002, a commencé le Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC) qui a visé aussi bien les maliens de l’intérieur que ceux de l’extérieur et dont le but était de constituer une base de données biométriques et d’attribuer à chaque malien un Numéro d’Identification nationale (NINA). Actuellement, la carte NINA revêt une importance capitale. L’article 7 de la loi précise que le numéro d’identification nationale est inscrit sur la carte nationale d’identité, la carte d’identité consulaire, le passeport, le permis de conduire, le carnet scolaire, le carnet médical, la carte d’électeur, la carte de séjour pour les étrangers, les documents des personnes morales et les actes d’état civil. C’est ainsi que le numéro NINA matérialisé dans la carte NINA, est exigé lors d’une demande de passeport.

En outre, grâce à un décret du 15 février 2016, les autorités maliennes sont allées jusqu’à conférer à la carte du Numéro d’Identification Nationale (carte NINA) la valeur de carte d’identité nationale et de carte consulaire pour l’identification des citoyens maliens à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Malgré la volonté de l’Etat malien à faire ce document une référence, beaucoup d’insuffisances sont à déplorer, selon les membres des organisations qui étaient en face des journalistes.

D’abord, la non-disponibilité de la carte NINA depuis un certain temps faisant que beaucoup de maliens n’ont pas encore leur carte en leur possession bien qu’ils se soient fait enrôlés depuis des années. Ensuite, les opérations d’enrôlement sont très lentes.

Sans oublier que beaucoup de cartes délivrées comportent des erreurs qui doivent être rectifiées. A ce niveau également il y a des problèmes quand le détenteur de la carte doit corriger. Ces insuffisances ont provoqué beaucoup de colère au sein de la population malienne. L’AME en tant qu’organisation de défense des droits des migrants a été fortement sollicitée pour s’impliquer dans la recherche de solution efficace au problème.

C’est donc pour déplorer les insuffisances et inviter le gouvernement à s’impliquer pour faire face au problème que cette conférence a été initiée. Il ressort de cette rencontre que des maliens subissent un vrai calvaire lié au manque de ce document. Des étudiants tout comme des maliens qui travaillent risquent de se retrouver dans le pétrin du fait de son manque. Le premier risque c’est la perte de l’emploi et aussi l’expulsion vers le pays d’origine. Il faut résoudre alors le problème, selon les organisations de défense des droits des migrants.

LAYA DIARRA

By |2020-02-17T16:08:25+01:00février 17th, 2020|ACTUALITE, LES INFOS DU SOIR DE BAMAKO, SOCIÉTÉ|0 Comments

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