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MINI SOMMET A ACCRA: L’UNION EUROPÉENNE MAINTIENT SA POSITION SUR UN PRESIDENT CIVIL

Les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique (CEDEAO) ont organisé le 15 septembre 2020 un mini sommet à ACCRA sur la situation au Mali. Lors de cette rencontre, ils ont exigé à la junte malienne, conduite par le numéro un du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), la nomination d’un président civil. Et cette décision des chefs d’Etat de la CEDEAO a été saluée par le représentant de l’Union Européenne, Josep Borrell FRONTELLES.

Le colonel Assimi GOITA avait rendez-vous avec les présidents de l’organisation ouest africaine, au dernier jour de l’ultimatum qu’ils lui avaient fixé pour mettre en place un président civil. Il devait les convaincre de lever les sanctions économiques qui pèsent sur le Mali depuis le coup du 18 août 2020. Aussi demander à la CEDEAO d’accompagner la transition politique malienne. Un plan qui prévoit une transition  de 18 mois soit 06 mois de plus que ce que recommande la CEDEAO. Mais l’organisation régionale a maintenu le cap et les sanctions. Elle exige toujours une transition civile.

Le représentant de l’Union Européenne, Josep Borrell FRONTELLES a publié ceci sur sa page Tweet : « Evolution positive au Mali. L’UE salue les échanges constructifs entre les chefs d’Etats de la CEDEAO et le CNSP à Accra qui nous rapprochent d’une transition civile et consensuelle.»

Ce tweet de M. Josep Borrell FRONTELLES signifie que l’Union Européenne maintient sa position sur un président civil pour la transition au Mali. Au lendemain du coup d’état l’UE avait déjà condamné l’action de militaires putschistes et avait pris une série mesures d’effet immédiat pour isoler le Mali. Elle a souligné la nécessité pressante d’établir l’Etat de droit et d’aller vers un retour de l’ordre constitutionnel. L’Union Européenne a aussi demandé une transition rapide au Mali, menée par un Président et premier ministre civils, qui devront assurer le retour rapide à l’ordre constitutionnel et répondre aux aspirations du peuple malien.

Cette position de l’Union Européenne montre que l’étau se serre sur le cop du Comité National pour le Salut du Peuple. Sur le plan régional ou international, la junte n’a plus le choix que de céder le pouvoir aux civils. Les militaires sont obligés de plier face à la pression de la communauté internationale.

Youssouf konate

By |2020-09-18T09:55:38+02:00septembre 18th, 2020|ACTUALITE, COOPÉRATION, INTERNATIONAL|0 Comments

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