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OBTENTION DE LA LIBERATION DE SOUMAÏLA CISSE: COURONNEMENT DE DÉMARCHES ENCLENCHÉES BIEN AVANT LE COUP D’ETAT

Les nouvelles se rapportant à l’imminence de la libération de Soumaïla CISSE n’ont jamais défrayé la chronique autant qu’en ce moment et cela depuis le début de cette semaine-ci. Cela se comprend bien dans la mesure où, bien que les espoirs aient été plusieurs fois déçus suite à de fausses alertes et autres rumeurs infondées, l’espoir de l’obtention de la libération du célèbre otage est néanmoins permis aujourd’hui, si on se fait fort d’une analyse objective de certains faits inhabituels. Effectivement, ces derniers temps-ci, les lignes semblent bouger très fort et cela augure bien de l’obtention de la libération du chef de file de l’opposition politique malienne.

Il serait bon et juste de signaler que si aujourd’hui nous en sommes arrivés à un tel niveau décisif du processus devant aboutir à la libération imminente de Soumaïla, cela est plutôt le couronnement de nombreuses démarches enclenchées bien avant le coup d’Etat du 18 août 2020. Il est vrai que dans les suites immédiates du putsch, la junte a publiquement promis de faire de la libération de Soumaïla CISSE, une priorité absolue. Il est aussi vrai, comme pour joindre l’acte à la parole concernant le cas ‘’Soumaïla’’, que la junte s’est accommodée de la libération   d’une centaine de terroristes et de présumés terroristes dont certains seraient des têtes de proue d’attaques terroristes dans la sous-région. Eu égard aux tenants et aux aboutissants de cette libération en masse, ce serait alors un secret de polichinelle que dire, il s’agit là, d’un échange de prisonniers. D’ailleurs cela n’a pas tardé à être confirmé par un communiqué des ravisseurs qui révèle que ce sont au total 206 djihadistes qui ont été libérés en échange de Soumaïla CISSE et de Sophie PETRONIN. Est-il besoin de dire, dans le cadre des négociations avec les djihadistes, la discrétion est la règle d’or. Mais cela n’a pas empêché que jusqu’à la mi-juillet dernier, des missions de médiation ont été aperçues sur le terrain, dans les localités du septentrion malien. En ce qui concerne la motivation des ravisseurs, là aussi, le mystère avait été levé. Les preneurs d‘otages avaient exigé plus un échange de prisonniers plutôt que de payement de rançon. Dès lors les citoyens se posaient la question de savoir combien de djihadistes devrait-on libérer en échange de Soumaïla CISSE ? Comme en guise de réponse à ce questionnement, certains indices avaient laissé estimer qu’il pouvait être question d’un nombre élevé de prisonniers djihadistes. Comme pour tenter de satisfaire aux exigences des terroristes, le pouvoir public d’alors a entrepris de dépêcher des missions auprès de certains pays, notamment du Sahel central, pour discuter des modalités de cet échange de prisonniers.

En plus, le ministre (d’alors) de la justice, dans le gouvernement restreint de six membres, avait mandaté deux procureurs de la République pour faire (officiellement) l’Etat de la population carcérale au Mali. Pour bon nombre d’observateurs, il s’agissait plutôt de faire un recensement des djihadistes qui croupissent dans les prisons maliennes en vue de leurs éventuelles libérations en échange de celle de Soumaïla CISSE. On voit donc que cette probable libération de Soumaïla CISSE a été très laborieuse pour le régime défunt. Mais ce qui intrigue aussi le citoyen ‘’lambda’’ malien est le fait qu’il y ait un lien entre les cas ‘’Soumaïla CISSE’’ et ‘’Sophie PETRONIN’’. Eh bien le lien entre ces deux cas est que pour réussir à libérer cette dernière, un devoir régalien pour l’Etat français, le Président MACRON, qu’il le veuille ou pas, doit se soumettre aux desideratas de Iyad Ag Ghaly, le patron des djihadistes. Et c’est toute la France qui jugera MACRON à travers la gestion qu’il réussira à faire du dossier Sophie PETRONIN. Puisque lyad et ses hommes ne demandent pas de payement de rançon en échange de l’otage française, mais plutôt ils exigent la libération de leurs camarades emprisonnés, alors la France est obligée de passer par un arrangement avec le Mali.

Les tenants et les aboutissants de cet arrangement nécessitent beaucoup de temps et beaucoup de discernement, surtout que le moment n’était pas le mieux indiqué compte tenue de la situation de crise sociopolitique qui prévalait au Mali. Quoi qu’il en soit, les sorts des deux otages se sont croisés et prions pour que le processus de leur libération aboutisse.

El Hadj Mamadou GABA

By |2020-10-09T10:33:54+02:00octobre 9th, 2020|A LA UNE, ACTUALITE|0 Comments

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