/, COOPÉRATION, INTERNATIONAL/POUR LA LEVEE DES SANCTIONS DE LA CEDEAO CONTRE LE MALI: LES DIRIGEANTS OUEST-AFRICAINS JOUENT AU JEU DE LA JUNTE ET RENVOIENT LA BALLE DANS LE CAMP DES NOUVELLES AUTORITÉS !

POUR LA LEVEE DES SANCTIONS DE LA CEDEAO CONTRE LE MALI: LES DIRIGEANTS OUEST-AFRICAINS JOUENT AU JEU DE LA JUNTE ET RENVOIENT LA BALLE DANS LE CAMP DES NOUVELLES AUTORITÉS !

La levée des sanctions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), annoncée après l’investiture du Président et du Vice-président, est reportée sine die. La nouvelle date dépend de la satisfaction totale des exigences des Chefs d’Etat de l’organisation ouest-africaine. Ainsi, ses dirigeants renvoient la balle dans le camp des autorités  nouvelles du Mali !

Selon un constat général, après avoir discuté avec la junte militaire à Accra lors d’un mini-sommet, les Chefs d’Etat de la CEDEAO aurait compris l’intention des militaires. Pour cette raison, ils ont décidé désormais de jouer au jeu du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP). Ainsi, ils ont fait espérer  les Maliens et la junte sur la levée des sanctions juste après la cérémonie d’investiture du Président et du Vice-président. Cette requête étant acquise aujourd’hui, les dirigeants ouest-africains annoncent continuer à maintenir la pression. Les sanctions ne seront pas levées tant que toutes les exigences ne seront pas satisfaites. Celles-ci ont été clairement expliquées par la mission conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Janathan, qui a assisté à l’investiture du Président Bah N’DAOU et de son Vice-président Col. Assimi GOITA. C’était à la faveur d’un point de presse où était présents les représentants de la Communauté internationale impliqués dans la gestion de la crise sociopolitique au Mali.

Dès l’entame dudit point de presse, la CEDEAO a félicité le peuple malien pour la cérémonie d’investiture, un événement salué par tous et qui pose les fondements des organes de la Transition. A cette occasion, le Président Goodluck Ebele Jonathan a souligné l’esprit d’ouverture des leaders du CNSP pour la qualité des rapports entretenus jusque-là avec l’organisation communautaire. “Ce groupe d’officiers a été ouvert aux échanges et nous les avons encouragés à persévérer dans ce sens” a poursuivi le Chef de file de la médiation de la CEDEAO au Mali.

Quelles sont les exigences à satisfaire pour obtenir la levée totale des sanctions imposées au Mali ?

Le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean Claude Kouassi BROU a été très clair. Il a rappelé qu’il y a un certain nombre d’exigences auxquelles tient la CEDEAO, notamment la dissolution immédiate et sans délai du Comite National pour le Salut du Peuple (CNSP) et la nomination d’un Premier ministre civil.

Aussi, l’Organisation régionale exige la mise à la disposition de la CEDEAO de la dernière version de la Charte de la Transition, avec une définition “claire et précise” des rôles et attributions du Vice-président de la Transition. Des rôles et missions qui, de l’avis du Président de la Commission de la CEDEAO, se limitent uniquement aux questions stratégiques de défense et de Sécurité. L’émissaire de l’instance communautaire dans la crise sociopolitique malienne, Goodluck Ebele Jonathan a également précisé qu’en aucun cas le Vice-président ne pourra remplacer le Président de la Transition en cas de vacance du poste. Ce sont les principales conditions qu’a posées l’organisation communautaire ouest africaine, conditions pour la levée effective de l’embargo financier et économique. Cette annonce de la CEDEAO a constitué un coup de tonnerre au Mali. Car, les populations espéraient tout sauf ce scénario. Mais ce qui est encore plus réconfortant : la menace d’un embargo total n’a pas été mise à exécution. Toutefois, la balle a été renvoyée dans le camp des nouvelles autorités.

Boubacar DIARRA

By |2020-09-28T10:58:26+02:00septembre 28th, 2020|ACTUALITE, COOPÉRATION, INTERNATIONAL|0 Comments

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