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POUR LA LIBERATION DE SOUMAÏLA CISSE : ET SI LA CELLULE DE CRISE RECOURRAIT A LA MEDIATION DE L’IMAM MAHMOUD DICKO

Le moins que l’on puisse dire est que le rapt de Soumaïla Cissé et de ses compagnons par des hommes armés, jusque-là non encore identifiés dans le cercle de Niafounké (région de Tombouctou), n’a laissé personne indifférent tant dans le sérail du pouvoir d’État que dans les masses laborieuses. Comme pour signifier sa vive préoccupation face à cet acte terroriste et avec l’espoir de trouver une issue favorable à cette prise d’otage, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta a instruit des mesures au pouvoir exécutif national.

C’est à cet effet que le gouvernement a rendu public un communiqué le mardi 31 mars 2020 pour informer l’ensemble de l’opinion nationale et internationale que sur les instructions du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, une Cellule de crise pour la libération de l’honorable Soumaïla Cissé et de ses compagnons a été mise en place. Présidée par Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre, cette cellule de crise a pour mission d’assurer la coordination de l’ensemble des actions en vue de la libération du chef de file de l’opposition politique et de ses compagnons. Dans ce communiqué, le gouvernement rassure qu’il

« mettra tous les moyens en œuvre pour ramener sains et saufs l’honorable Soumaïla Cissé et ses compagnons à leurs familles »

Aussi, le gouvernement a exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles et proches de nos concitoyens privés de leur liberté et a aussi appelé toutes les bonnes volontés à s’impliquer pour leur libération. En vérité on ne peut que se réjouir de cette initiative du Président de la République qui, au demeurant, dénote le grand intérêt qu’il attache à la résolution de cette situation malencontreuse qui intervient à un moment où les autorités maliennes s’évertuaient à vouloir relever le défi de la tenue des élections législatives sur l’ensemble du territoire national.

S’il est vrai que la mise en place d’une cellule de crise, dont les rênes sont tenues par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, est une très bonne option pour solutionner ce problème, il n’en demeure pas moins vrai cependant, pour garantir un plein succès à cette cellule de crise, qu’il faille recourir à des personnes ressources qui jouissent d’une crédibilité certaine auprès des potentiels interlocuteurs que sont les ravisseurs de Soumaïla et de ses compagnons.

Sans leurre et sans faux-fuyant, on concéderait volontiers que l’ex-président du HCIM, l’Imam Mahmoud Dicko, est la personne ressource la mieux indiquée pour entreprendre des négociations en vue de la libération des otages. C’est d’ailleurs ce qui fonde l’opinion nationale à se convaincre que, pour une pleine réussite de sa mission, la cellule de crise placée sous la houlette de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga devrait, à toute fin utile, recourir aux services de l’Imam Mahmoud Dicko.

Cette conviction de la vox populi est d’autant légitime quand on sait que les relations de bonne entente et de respect mutuel entre l’Imam Mahmoud Dicko et certaines têtes couronnées de la nébuleuse djihadiste sont, on ne peut plus, au beau fixe. Pour preuve de cette cordialité, on retiendra certains faits récents qui ont prouvé que jusqu’à la preuve du contraire, les chefs djihadistes, notamment Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa, vouent un très grand respect à la personne de l’Imam Dicko.

Il faut dire que Soumaïla et sa délégation étaient en campagne pour les élections législatives dont le premier tour s’est déroulé le 29 mars 2020. Mais là où le bât blesse dans cette affaire de rapt, est qu’en vérité jusqu’à la preuve du contraire, on ne connaît pas encore avec précision, l’identité des ravisseurs. Évidemment, en pareille circonstance, la ‘’Toile’’ s’enflamme mais sans jamais donner de preuves formelles sur l’identité des preneurs d’otages.

C’est dans ce cadre de supputations à supputations que nombreux sont les internautes qui affirment (sans preuve irréfutable) que Soumaïla et ses compagnons se trouveraient entre les mains du groupe djihadiste dirigé par Amadou Koufa. La seule certitude que l’on peut se faire, sans risque de se tromper, est que Soumaïla et ses compagnons sont en captivité dans le cercle de Niafounké en un lieu, pratiquement inaccessible aux Forces de Défense, tant nationales qu’étrangères.  Mais bien que l’opinion nationale et, peut-être, les autorités publiques aussi, ne soient clairement édifiées sur l’identité des ravisseurs, il n’en demeure pas moins que les chefs djihadistes, d’un commun accord avec les négociateurs de la cellule de crise, pourraient rapidement les localiser et faire en sorte de faciliter la négociation avec eux, en vue d’obtenir la libération de Soumaïla et de ses camarades.

Dans tous les cas de figure, le recours aux services de l’Imam Mahmoud Dicko pour mener les pourparlers avec les ravisseurs de Soumaïla serait l’idéal. D’ailleurs le Font pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) semble bien s’accommoder de cette option et à cet effet il a dépêché auprès de l’Imam Dicko, hier mercredi 1er avril courant, une délégation conduite par monsieur Choguel Kokalla MAIGA pour solliciter l’implication de l’imam dans la libération du chef de file de l’opposition, M. Soumaïla CISSE enlevé le 25 mars 2020 dans la zone de Niafounké. Le très respecté et éclairé Imam DICKO a exprimé sa disponibilité pleine et entière à s’associer à toutes actions en vue de sa libération. Donc avis à la cellule de crise présidée par Ousmane Issoufi Maïga.

El Hadj Mamadou GABA

By |2020-04-02T16:47:09+02:00avril 2nd, 2020|LES INFOS DU SOIR DE BAMAKO, POLITIQUE, RELIGION, SÉCURITÉ|0 Comments

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