///POUR LA PERIODE TRANSITOIRE : ET SI L’ON CONFIAIT LE CHOIX DES DIRIGEANTS A UNE ELITE MALIENNE

POUR LA PERIODE TRANSITOIRE : ET SI L’ON CONFIAIT LE CHOIX DES DIRIGEANTS A UNE ELITE MALIENNE

Au Mali les concertations nationales en vue de définir les contours de la période transitoire ont commencé depuis hier jeudi 10 septembre 2020. Pendant trois jours, les 10, 11 et 12 de ce mois-ci, près de cinq cents responsables de partis politiques, de syndicats, d’organisations de la société civile, de la presse, des délégués régionaux, (à l’exception de la CMA de Kidal) vont se retrouver au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) pour discuter du sort de la transition qui s’est imposée suite au putsch du 18 août dernier.

Pendant la durée de ces concertations, les discussions porteront notamment et essentiellement sur trois points que sont :

  • la durée de la transition ;
  • le mode de gouvernance (militaire ou civil ?) ;
  • la répartition des postes.

Signalons qu’en amont aux journées qui se tiennent en ce moment-ci, un groupe d’experts avait été commis par la junte pour statuer sur les Termes De Référence et en faire des propositions. C’est sur ces propositions faites par le comité d’experts que plancheront les participants à cette phase des concertations nationales.

A bien disserter sur les propositions en question, on admettrait volontiers qu’il s’agit d’un projet de charte qui a été soumis à la junte qui, à son tour, le soumet aux analyses et jugements du peuple par ses représentants

En tout cas le document produit par le comité des experts invite à réfléchir sur les points tels que la durée de la transition, le nombre et le rôle des futurs organes de la transition, sur les relations entre lesdits futurs organes, aussi et surtout sur les qualités des acteurs qui seront appelés à régir les organes de la transition. Si le Mali s’est retrouvé dans une situation de crise, au point d’en arriver à un coup d’état, c’est bien parce que les dirigeants du pays ont failli à leurs devoirs, prêtant ainsi le flanc à une mauvaise gouvernance. C’est donc à juste raison que les populations maliennes, dans leurs grandes diversités, sont désormais décidées à s’intéresser davantage à la vie de leur nation. C’est pourquoi les forces vives de la nation ne perdent plus d’occasion pour faire preuve d’un grand intéressement en ce qui concerne les tenants et les aboutissants de la transition. Dans une telle circonstance et pour éviter de heurter la sensibilité des citoyens, il siérait alors que l’on agisse avec beaucoup de tact et de discernement dans le choix des dirigeants qui seront commis à la gestion de la transition. Si pour les besoins de l’exercice démocratique, le microcosme politique a été mieux structuré sous le régime IBK, il faut dire que pour la qualité de la gouvernance, le pays n’est pas loin de la catastrophe.

La réalité de l’exercice du pouvoir d’Etat s’est essentiellement traduite par la mauvaise gestion des ressources humaines qui est le principal vecteur de la mal gouvernance

Le copinage, le népotisme, le trafic d’influence, le clanisme et le clientélisme sont les tares de la société qui empêchent le choix des hommes suivant leurs compétences. Toute chose qui conduit inéluctablement à la récompense de la médiocrité, qui équivaut à une sanction contre le mérite basé sur des valeurs intrinsèques et le mauvais choix des hommes qui permet à des guignols de se hisser à des postes décisifs. C’est là la triste réalité de la gouvernance dans notre pays et les citoyens n’en sont pas dupes, loin s’en faut. Ainsi le choix judicieux des dirigeants d’organes de la transition requiert une importance capitale et il siérait que cette responsabilité de ‘’sélection’’ soit confiée à une élite malienne, loin du sérail politique et exempt de tout soupçon. Pour cela, on ne dirait pas mieux que Moussa MARA, le président de ‘’YELEMA-LE CHANGEMENT’’, lorsqu’il propose, dans un document rendu public, des voix à suivre pour le choix des dirigeants de la transition. Selon lui, les personnalités et organisations devant être impliquées pour le choix du président de la transition sont, entre autres : l’Imam Mahmoud DICKO, autorité morale du M5-RFP ; le chérif de Nioro ; le Haut conseil islamique ; les Églises catholique et protestante ; le Conseil national de la société civile ; le Forum des organisations de la société civile ; les autorités coutumières et traditionnelles ; la représentante de la CAFO ; le représentant du CNJ et les anciens chefs d’État du Mali.

Quant au Premier ministre de la transition, son choix doit venir du Patronat, de l’UNTM, du CSTM, du Conseil national de la société civile, du forum des organisations de la société civile, de Femmes, de jeune, des Chambres consulaires, des Ordres professionnels, des anciens premiers ministres non politique, des composantes non politiques du M5-RFP

De l’avis éclairé de MARA, il serait plutôt bon que Les éventuels ministres de la transition soient proposés par le Patronat, l’UNTM, le CSTM, le Conseil national de la société civile, le forum des organisations de la société civile, de la CAFO, du CNJ, des Chambres consulaires, des Ordres professionnels, des universités, de la composante non politique du M5-RFP, de la presse, des fédérations sportives, des signataires de l’Accord d’Alger, des magistrats, des secrétaires généraux des ministères, des anciens ministres non politiques.

 

El Hadj Mamadou GABA

By |2020-09-11T12:44:43+02:00septembre 11th, 2020|ANALYSE|0 Comments

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