//POUR LA RECONQUÊTE DU POUVOIR: L’ADEMA-PASJ VOUDRAIT SONNER LA MOBILISATION DE SES TROUPES

POUR LA RECONQUÊTE DU POUVOIR: L’ADEMA-PASJ VOUDRAIT SONNER LA MOBILISATION DE SES TROUPES

Depuis plus d’un mois que le Mali se trouve dans une situation d’incertitude, du fait d’une transition dont on a de la peine à définir les tenants et les aboutissants, le microcosme politique malien semble observer une pause en attendant de voir à quoi rimeront les choses. Cette attitude de la classe politique est d’autant compréhensible et de bonne guerre, par ailleurs, quand on sait que pour le moment, la situation qui prévaut dans le pays met essentiellement en scène la junte et la CEDEAO et dans une moindre mesure le M5-RFP.

Bien entendu que les partis politiques et autres organisations de la société civile ne sont pas exclus du processus de la transition mais, il faut le dire, ils sont tout simplement relégués au rang d’observateurs, en tout cas au stade actuel des choses. Compte tenu du fait que la période transitoire est censée œuvrer au retour du pays à une vie constitutionnelle normale, il va s’en dire que, quoi qu’il arrive, le jeu politique reprendra ses droits et cela dans un avenir très proche d’ailleurs. Nos formations politiques, autant qu’elles sont sous nos cieux, sont bien conscientes de la nécessité absolue de leurs retours sur la scène nationale en vue d’une animation du microcosme politique.

Evidemment qu’un tel retour, après toutes les péripéties liées au putsch, se prépare laborieusement par les partis qui ambitionnent tirer leurs épingles du jeu. On parle d’une période transitoire qui prendra fin avec l’élection d’un Président de la République. C’est dire que bien avant ce terme, le jeu politique reprendra tous ses droits étant donné qu’il va bien falloir mener des activités politiques pour accompagner le processus de cette élection présidentielle. Eh bien, en perspective des prochaines élections générales, l’ADEMA-PSJ voudrait sonner la mobilisation de ses troupes en vue d’une reconquête du pouvoir d’Etat.

C’est dans cette optique, à travers un post sur sa page Facebook, que Yaya SANGARE, le porte-parole du Comité Exécutif de l’ADEMA-PASJ, s’est adressé aux militants de cette famille en ces termes :

«Aux militants du parti ADEMA-PASJ, je vous demande d’être encore plus forts, plus engagés, plus confiants et plus soudés. Plus rien ne sera facile pour vous, pour nous, alors concentrons-nous sur l’essentiel. Nous sommes devenus des bouc-émissaires pour justifier tous les échecs de ce pays. Restons  des abeilles ! Prenons soin de la Ruche ! Militants de l’ADEMA-PASJ, nous nous devons simplement de réfuter ces procès faciles qui nous sont souvent faits et de refuser l’auto flagellation, car l’ADEMA-PASJ n’a jamais été l’ennemi de ce pays. Il a été sa truelle et son ciment, accompagné en cela par d’autres forces, d’autres volontés, d’autres démocrates et patriotes qui sont à saluer aussi. Ensemble et unis au sein de l’ADEMA, rien ne nous résistera; mais si nous sommes divisés et empêtrés dans des accusations stériles, l’ADEMA-PASJ ne gagnera rien et deviendra une proie facile pour les autres formations sociopolitiques. Que Dieu nous en préserve ! L’ADEMA-PASJ peut gagner largement les prochaines consultations électorales, quel que soit le moment où elles se tiendront ».

On concéderait volontiers à l’auteur de ce ‘’post’’ l’optimisme qui l’anime, en dissertant sur certaines réalités palpables dans le landerneau politique. Il est incontestable que du point de vue de la représentativité sur le terrain, l’ADEMA-PASJ est et demeure, jusqu’à la preuve du contraire, le parti le mieux implanté à travers le pays. Nous savons que pour espérer mener à bon escient des activités politiques à l’échelon national, il faut absolument des structures bien implantées sur tout le territoire national avant que les hommes politiques n’émergent. Sans structure politique bien implantée, aucun homme politique, quelle que soit sa popularité, ne peut espérer sortir victorieux des consultations électorales. Ce paramètre indispensable à l’activité politique est bien maitrisé par l’ADEMA-PASJ sous nos cieux.

Le problème de cet ex-parti majoritaire au Mali est plutôt une question de dirigeants. Nous savons que de 1992 à 2002, pendant une décennie, le Mali (prétendu) multipartite a littéralement vécu sous le régime du parti présidentiel ‘’Alliance pour la Démocratie au Mali- Parti Africain pour la Solidarité et la Justice’’ (ADEMA-PASJ). Toute la crème de la classe politique malienne ne jurait que par l’ADEMA-PASJ de telle sorte que toute formation différente du parti présidentiel n’avait pas voix au chapitre. En quelque sorte, de 1992 à 2002, le pays a vécu sous une espèce de régime monopartite qui ne disait pas son nom. La démocratie multipartite n’était en réalité que théorique dans la mesure où c’était le pouvoir d’Etat qui détenait toutes les cartes et ne se connaissait aucune opposition digne de ce nom. C’était le règne sans conteste et sans partage de l’ADEMA-PASJ. Et c’est malheureusement ce qui a favorisé l’émergence de dirigeants qui en faisaient à leurs têtes.

Pour autant il serait injuste de juger le parti à travers les actions malveillantes de ces dirigeants qui se sont servis de sa forte implantation pour espérer conquérir le pouvoir d’Etat. On donnerait raison à cet internaute qui précise : « Il y a l’ADEMA-PASJ, il y a aussi les cadres qui l’on dirigée. La plupart de ces cadres se sont servis du parti pour atteindre leurs objectifs personnels, mais le parti reste avec ses structures locales sur toute l’étendue du territoire ».

El Hadj Mamadou GABA

By |2020-09-21T10:50:00+02:00septembre 21st, 2020|ACTUALITE|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

Aller à la barre d’outils