/, LES INFOS DU SOIR DE BAMAKO, POLITIQUE/PREMIER MINISTRE DE LA TRANSITION: MODIBO SIDIBE SUR LA LISTE DES FAVORIS !

PREMIER MINISTRE DE LA TRANSITION: MODIBO SIDIBE SUR LA LISTE DES FAVORIS !

Après le choix porté sur l’officier malien à la retraite col-major Bah N’DAOU, le lundi 21 septembre 2020 pour diriger la Transition, l’opinion  retient son souffle dans le choix du futur chef de gouvernement. Les noms de plusieurs prétendants circulent déjà. Parmi ces prétendants sérieux au poste, il y aurait Modibo SIDIBE ancien premier ministre et président du parti FARE Anka Wuli. Selon des indiscrétions, ce membre du directoire du M5 est crédité d’être celui pour lequel militeraient la junte militaire du CNSP et une bonne partie des principaux acteurs du M5.

Après la chute du régime, la cohésion  du M5, principal catalyseur des mouvements, a été quelques fois mise à rude épreuve. Une mauvaise posture liée surtout à des positions  affichées quelquefois par des acteurs qui s’efforcent à imposer leur leadership dans le groupe. Cette propension au sein du M5 tranche le plus souvent avec la logique  du comité directeur qui ne veut pas céder au CNSP même si celui-ci est en butte à une forte pression de la CEDEAO.

UN MEMBRE DU M5-RFP EN POLE POSITION POUR LA PRIMATURE

Selon certaines indiscrétions, l’ancien Premier Ministre et leader du parti FARE et du M5 qui est pressenti au poste de Premier ministre de la Transition. Cette personnalité du M5 connue pour sa grande discrétion serait le favori sur une liste de personnalités. Aux dires d’observateurs de la scène politique, Modibo SIDIBE a le double avantage de jouir d’une grande sympathie de la part des différents camps en face dans cette phase du  processus  qui a été enclenché pour sortir le Mali de la crise sociopolitique. Mais l’attitude du directoire du M5 contraste beaucoup avec la position dominante qui veut que le processus soit accéléré pour éviter l’application des sanctions de la CEDEAO. A cet effet, le chef de la médiation Goodluck JONATHAN doit arriver au Mali ce mercredi 23 septembre 2020 pour s’informer de l’évolution de la situation après le mini sommet d’Accra. La CEDEAO avait émis des réserves sur certains points du document de la Charte issue des concertations nationales des 10 ,11 et 12 septembre. Ce document lui avait été présenté en marge du mini sommet tenu par les chefs d’Etat au Ghana. Ce sommet des chefs d’Etat avait insisté sur le choix de personnalités civiles pour diriger la Transition.

UNE LONGUE TRACTATION POUR CONVAINCRE LE COL-MAJOR BAH N’DAOU

La délégation du CNSP qui n’avait pris aucun engagement audit sommet s’était donné le temps de revenir à Bamako pour rendre compte. Mais comme la menace de sanction planait sur elle comme une épée de Damoclès, un collège de désignation a été vite installé pour procéder au choix. Et le collège a retenu cet officier à la retraite. Il nous a été rapporté que ce choix procède d’une longue tractation menée par le CNSP auprès du conservateur, strict sur des principes. Ancien ministre de la défense et des Anciens combattants d’IBK et également ancien aide de camp de GMT disparu à la veille de la célébration du 22 septembre 2020, le nouveau chef d’Etat du Mali aurait refusé la sollicitation de la junte jusqu’à la dernière minute. Sa décision d’accepter cet honneur participe d’une volonté d’éviter au Mali les conséquences fâcheuses des représailles de la communauté internationale. Notamment, la CEDEAO avait fixé un ultimatum au CNSP pour commencer à mettre en application la feuille de route sur ses recommandations. Si le choix de l’officier à la retraite est avalisé par la CEDEAO dont une mission est attendue ce jour mercredi 23 septembre 2020, il y a lieu d’affirmer que le choix, dès son annonce, a rencontré l’assentiment d’une frange importante de Maliens impatients de voir le pays sortir définitivement de l’impasse.

Dans une déclaration officielle faite par le porte-parole du M5-RFP monsieur Choguel Kokalla MAIGA, il a été précisé que le mouvement se démarque de la démarche adoptée par le CNSP pour aboutir au choix du Président de la Transition

Une manière de faire de la surenchère pour ne pas se voir attribuer la portion incongrue dans le processus de mise en place du Gouvernement de Transition ? Cette hypothèse n’est pas écartée par de nombreux observateurs qui s’accordent à reconnaitre le mérite de l’ancien premier ministre et président des FARE ANKA WULI : il peut diriger le futur gouvernement de Transition. Un choix qui peut faire l’unanimité au Mali mais la question est de savoir si le leader politique en question est décidé à mettre sous le boisseau ses ambitions de briguer la magistrature suprême au terme de cette phase transitoire ?

LAYA DIARRA

By |2020-09-23T17:17:02+02:00septembre 23rd, 2020|A LA UNE, LES INFOS DU SOIR DE BAMAKO, POLITIQUE|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

Aller à la barre d’outils