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SORTIE DE CRISE SOCIOPOLITIQUE AU MALI APRES LE PASSAGE DE CEDEAO: IBK, LE SEUL A AVOIR LA CLÉ !

A la suite de l’échec des négociations entre la CEDEAO et le M5 RFP toujours fidèles à ses différentes revendications dont la principale est la démission du Président de la République, la seule personne pouvant faire bouger les lignes c’est bien le contesté président de la République SEM Ibrahim Boubacar KEITA. Il lui suffit tout simplement d’accepter un dialogue sincère entre ses anciens collaborateurs aujourd’hui membres à part entière du Mouvement du 5 Juin (M5RFP). Ainsi on trouverait les voies et moyens pour nous sortir de cette crise qui n’a que trop duré.

Au Mali, les hostilités ont recommencé au lendemain des négociations organisées par la CEDEAO pour une sortie de crise sociopolitique. Dans les rues de Bamako, la journée a débuté avec une perturbation et le blocage des routes.  On pouvait constater pendant que certains jeunes barricadaient les routes d’autres se dirigeaient vers les services étatiques pour empêcher les fonctionnaires d’avoir accès aux locaux conformément à ce qui a été dit lors de la manifestation du 10 juillet dernier par les leaders du mouvement contestataire. « La Constitution prévoit la désobéissance civile, la démission du président. C’est IBK qui est hors de la constitution. Nous avons demandé aux experts de la CEDEAO de lire les textes. , la CEDEAO a un seul objectif, celui de maintenir un président vomi par le peuple malien. Nous resterons ferme sur nos positions, on est uni comme un roc,  le sang de ceux qui sont morts nous unit aujourd’hui davantage» a Martelé Choguel Maiga à la fin de la médiation de la Communauté Internationale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

Est-ce à dire qu’il n’y aurait certainement pas de seconde chance pour le président, non ! Le président doit avoir une pièce qui manque au puzzle, c’est à dire une dernière cartouche  pour apaiser la situation déjà confuse au Mali et sauver son régime de la colère qui anime les manifestants. Il s’agit de faire mieux que ce qui été proposé par les médiateurs de la CEDEAO et il semble en avoir les moyens de se racheter. Selon une source proche de la primature, il serait prêt à faire des offres politiques de dialogue, de rassemblement national, de renforcement de la paix sociale et de la cohésion sociale, en application des recommandations de la CEDEAO.

L’heure est grave et le président doit agir pendant qu’il est encore temps.

Après le séjour de la délégation de la CEDEAO, nous revoilà dans l’impasse et chaque jour qui passe devrait être une chance pour le pouvoir de revenir sur certaines de ces décisions en reconquérant les cœurs des nombreux Maliens meurtris suites aux évènements des 10, 11 et  12. Il s’agit de dire des mots qui peuvent soulager les maux du peuple. Pour ne pas grossir le rang des mécontents, la seule solution qui prévaut serait sans doute la démission du premier ministre au profit d’un gouvernement d’union nationale et la dissolution de l’Assemblée Nationale considérée comme l’une des principales causes de l’instabilité sociopolitique que nous vivons actuellement.  Car après tout ce drame, vouloir garder un premier ministre mal aimé et pointé du doigt dans l’affaire de la répression sanglante qui a endeuillé les familles, serait vu comme une insulte ou un non prise en considération les principales revendications d’un peuple près à tout pour se faire justice. « Aux problèmes maliens, il faut l’implication de tous les Maliens pour les résoudre. Cet échec de la CEDEAO doit nous prouver que c’est nous qui devons prendre notre destin en main en prônant le dialogue entre nous maliens. » Nous confie un politologue préférant garder l’anonymat.

Ben Chérif

By |2020-07-21T11:13:39+02:00juillet 21st, 2020|ACTUALITE, POLITIQUE, SOCIÉTÉ|0 Comments

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