/, ACTUALITE/SORTIE DE CRISE SOCIOPOLITIQUE AU MALI: Mahamat Saleh ANNADIF et le Conseil de sécurité de l’ONU se sont rencontrés sur les recommandations du Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO

SORTIE DE CRISE SOCIOPOLITIQUE AU MALI: Mahamat Saleh ANNADIF et le Conseil de sécurité de l’ONU se sont rencontrés sur les recommandations du Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mahamat Saleh ANNADIF, s’est entretenu ce 27 juillet avec les membres du Conseil de sécurité de l’ONU lors d’une séance extraordinaire du Conseil, en visioconférence, à propos des récents événements au Mali.

Suite au sommet extraordinaire des chefs d’État de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEOA), d’importantes résolutions ont été prises afin de permettre au Mali de sortir de la crise sociopolitique. Dans ces résolutions, il est précisé que des sanctions ciblées  seront prises contre tous ceux qui s’opposeront à l’application des propositions de la CEDEAO.Le président en exercice de la CEDEAO a été clair sur la démission du président Ibrahim Boubacar KEITA. « Le départ du président Ibrahim Boubacar Keita est sans ambiguïté une ligne rouge pour la CEDEAO qui est régie par un protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance dans l’espace CEDEAO. Ce protocole prévoit qu’il n’y a pas de changement anticonstitutionnel du pouvoir dans tous les pays de l’espace CEDEAO. Faire partir le président Ibrahim Boubacar Keita aujourd’hui, alors qu’il a été élu démocratiquement par le peuple malien, serait anticonstitutionnel pour la CEDEAO» a –t-il déclaré.

Des contestations ont déjà commencées de part et d’autres contre certains points des recommandations des chefs d’Etats de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, à savoir: la démission du président de la république ;règlement du Contentieux électoral né des législatives avec la démission des députés concernés pour mettre définitivement fin à la crise post-électorale au Mali ; l’organisation d’élections législatives partielles dans les circonscriptions fortement contestées au second tour. Les députés élus dans les circonscriptions fortement contestées au second tour restent sur leurs positions. Certains d’entre eux n’hésitent pas à dire que « Nous ne démissionnerons pas. Nous sommes députés et nous resteronsdéputés ». Du coté des députés spoliés par la cour constitutionnelle des voix s’élèvent pour contester le nombre que la CEDEAO a annoncé. Ils déclarent que le nombre est au delà de 31. Ils parlent de 65 au lieu de 31 députés. 

Toutes ces contestations signifient que des sanctions de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest planent fortement sur notre pays. Et dès que la CEDEAO prendra des sanctions contre le Mali, ce sera l’ouverture du bal: la communauté internationale risquera sûrement de suivre la danse. Le conseil de sécurité des Nations Unies a déjà pris acte des conclusions du Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO. Le Mali aura sur son dos la communauté internationale qui ne restera pas à l’écart des sanctions. Les Etats Unis et la France qui ont multiplié ces derniers temps des rencontres avec des leaders politiques du pays mais aussi,  avec le mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (RFP) et le pouvoir, vont prendre des sanctions tour à tour contre le Mali procéder à l’application des sanctions pour non-respect de la constitution et aussi, pour non-respect des recommandations de la CEDEAO. Espérons que les différentes parties mettent de l’eau le vin afin le Mali échappe à d’éventuelles sanctions et de la CEDEAO, et de la communauté internationale. Sinon, notre Maliba sera sous embargo. 

YOUSSOUF KONATE

By |2020-07-30T10:30:55+02:00juillet 30th, 2020|A LA UNE, ACTUALITE|0 Comments

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