/, SÉCURITÉ/SUSPENSION DU PRESIDENT DU SYNDICAT DE LA POLICE: LA REFERENCE SYNDICALE DES MAGISTRATS EXPRIME SA SOLIDARITÉ AUX DIFFÉRENTS SYNDICATS DE LA POLICE

SUSPENSION DU PRESIDENT DU SYNDICAT DE LA POLICE: LA REFERENCE SYNDICALE DES MAGISTRATS EXPRIME SA SOLIDARITÉ AUX DIFFÉRENTS SYNDICATS DE LA POLICE

Suite à la suspension pour faute grave du président du syndicat autonome de la police, Sergent-Chef de police Bougouna Baba DEMBELE par le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile General M’Bemba KEITA LE 10 août 2020, la référence syndicale des magistrats (REFSYMA) apporte son soutien au syndicat autonome de la police (SAP). Cette suspension a provoqué la colère du SAP. Celui-ci a demandé au ministre son annulation pure et simple.

Le président de la référence syndicale des magistrats (REFSYMA), Cheick Mohamed Chérif KONE a déclaré ceci : « Réaffirmant que la liberté syndicale universellement reconnue est garantie et consacrée par notre constitution, exprime sa solidarité aux différents syndicats de la police nationale, suite à la suspension sans autre forme, par le ministre de la sécurité, entrant, du président du syndicat autonome de la police, sergent-chef de police Bougouna Baba DEMBELE, sous l’argumentaire très vague et fourre-tout de faute grave ».

Aucune notification n’a été faite de la faute grave. Or, le syndicat est largement représentatif et fortement implanté dans le pays. Cette suspension intervient en violation flagrante du droit de se défendre, droit reconnu à tout dirigeant syndical. La référence syndicale des magistrats éprouve, à cette allure, de profondes inquiétudes pour l’exercice du droit syndical et pour le sort même de la liberté. Le corps de la police nationale se voit vivre dans un climat de harcèlement administratif, voire de traitement discriminatoire, climat entretenu au plus haut niveau. La REFSYMA considère que « cette suspension brutale a un caractère injuste et disproportionné. Elle est une atteinte grave à la liberté syndicale. La première raison est le mutisme de la décision sur la nature et les circonstances de la prétendue faute grave. Est-elle en rapport avec le service, les activités syndicales ou autres. Deuxième raison : le laxisme dont bénéficient ceux-là qui transgressent quotidiennement les règles et la discipline, défient frontalement la hiérarchie.»

Le président de la REFSYMA a aussi affirmé que « Exprimant sa solidarité au premier responsable du syndicat autonome de la police, objet d’acharnements gratuits et prémédités destinés à ébranler l’engagement syndical et le moral, la REFSYMA réitère ses encouragements aux vaillants dirigeants et militants de ce syndicat partenaire, et ne ménagera aucun effort pour soutenir toutes actions légales qu’ils entreprendront en tant que syndicat légalement reconnu et libre d’exercer ses activités au même titre que tous autres ».

YOUSSOUF KONATE 

By |2020-08-18T09:08:01+02:00août 18th, 2020|ACTUALITE, SÉCURITÉ|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

Aller à la barre d’outils