//TENTATIVE DE CONFISCATION DU POUVOIR APRES LE COUP DE FORCE DU 18 AOÛT: LA JUNTE EST AUX ABOIS ! LE CNSP PECHE PAR SON AMATEURISME ET PAR LA RUSE !

TENTATIVE DE CONFISCATION DU POUVOIR APRES LE COUP DE FORCE DU 18 AOÛT: LA JUNTE EST AUX ABOIS ! LE CNSP PECHE PAR SON AMATEURISME ET PAR LA RUSE !

La baraqua a-t-elle commencé à lâcher la junte militaire ? La question a tout son sens au vu de la tournure des événements un mois après la chute du régime IBK. Depuis le putsch, le Mali vit l’épreuve d’un pays  aux perspectives sombres du fait du « coup fatal » que la CEDEAO veut lui assener en lui imposant un embargo. Le problème s’explique par la volonté du CNSP de confisquer le pouvoir. Fait que la communauté internationale n’est pas disposée à cautionner. La junte est confrontée à la pression des Chef d’Etat hostiles à une Transition militaire. Elle joue ou tente de jouer à la ruse dans le souci de pouvoir conduire cette Transition.

Des observateurs avaient prédit cette situation au lendemain du coup de force. Mais des assurances données au M5-RFP et au peuple dans la ferveur avaient suscité un ouf de soulagement. Au lieu de tenir parole, la junte  s’est ravisée sous les chants de sirène des laudateurs et ennemis de la République. L’erreur de cette junte a été de croire que sans l’accompagnement des politiques, elle pouvait diriger le pays. Une erreur de calcul qui était perçue dans les préparatifs et la conduite des Concertations nationales. Nul doute que l’Acte fondamental élaboré par le CNSP participe d’une volonté de s’éterniser sur la scène qu’elle ne veut disputer aux politiques. Le voyage du Col GOITA et de ses hommes au Ghana avait fait croire qu’ils avaient tout compris et qu’ils avaient tiré des leçons du voyage du GHANA. Mais au vu de leur façon d’agir, on est en droit d’affirmer qu’ils ne sont pas prêts à lâcher le pouvoir tout de suite, et cela, en dépit des pressions.

Dans plusieurs de ses points, la Charte traduit que le CNSP veut garder le contrôle politique. Or, sous l’ère démocratique, il est inadmissible que le militaire commande le civile. Le comble, c’est dans la politisation outrancière et sauvage de l’outil de défense. Un fait qui continue de ronger l’armée : là les frustrations et injustices sont légions. Le phénomène avait commencé sous AOK. ATT l’a aggravé avec les avancements octroyés sur la base de copinage. Sous ATT, des femmes ont été bombardées Générales d’armée alors que des hommes de terrain n’étaient pas récompensés malgré leurs efforts. Le régime IBK a envenimé cette situation avec le traitement sélectif des hommes. Il faut avoir des  rapports privilégiés avec X ou Z pour prétendre avancer. Certains ont compté sur l’œil bienveillant de Karim KEITA, se plaisent à affirmer des détracteurs. A la faveur du coup de force du 18 août 2020, les Maliens ont cru que ces pratiques étaient révolues. Mais la persistance du CNSP laisse entrevoir que la junte ne veut pas jeter l’éponge même quand la CEDEAO menace. Le CNSP pèche par  son amateurisme  et par la ruse, est-on en droit d’affirmer après son retour d’Accra. Il est aux abois mais ne veut pas abandonner ….Dieu veuille sauver le pays !

LAYA DIARRA

By |2020-09-18T10:25:46+02:00septembre 18th, 2020|ACTUALITE|0 Comments

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