//TRANSITION AU MALI: ASMA-CFP PROPOSE UN PRÉSIDENT CIVIL ET UN VICE-PRÉSIDENT MILITAIRE

TRANSITION AU MALI: ASMA-CFP PROPOSE UN PRÉSIDENT CIVIL ET UN VICE-PRÉSIDENT MILITAIRE

Depuis le coup d’état du 18 août 2020, la mise en place de la transition dirigée par un civil dans une courte durée est actuellement la préoccupation majeure du peuple malien. La communauté internationale se bat pour faire en sorte que la transition puisse se faire rapidement, que le pouvoir soit remis au civil, et qu’il ait un agenda politique qui permette à notre pays de retrouver sa stabilité politique. Pour faire pression sur les putschistes, plusieurs organisations internationales ont suspendu leurs activités au Mali.

Un certain nombre de décisions a été prises par la Communauté Economiques des Etas de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le 20 août 2020 lors de son sommet extraordinaire sur la situation au Mali pour prendre des sanctions dont la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières à l’exception des denrées de première nécessité , des médicaments, du carburant, et de l’électricité entre les pays membres et le Mali.

De même, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a décidé de suspendre le Mali de toutes ses instances et réclame un retour à la démocratie et à l’ordre constitutionnel. Cette décision a été prise à l’unanimité des Etats lors d’un conseil extraordinaire organisé par la secrétaire général le mardi le 25 août 2020.

Ainsi le   Bureau   Politique   National   de   l’Alliance   pour   la   Solidarité   au   Mali-Convergence   des   Forces Patriotiques, ASMA – CFP s’est réuni le 29 août 2020 autour de la situation que connaît notre pays depuis les événements du 18 août 2020. Après une analyse   approfondie, rappelant son   attachement à la Constitution du Mali et aux instruments internationaux que sont les Actes et Protocoles de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté Économique des États de Afrique de  l’Ouest (CEDEAO) relatifs à la  démocratie, la bonne gouvernance et les élections et prenant acte de la Proclamation du 18 août 2020 du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), de l’Acte fondamental du 24 août 2020 et des résolutions et recommandations du sommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, tenu le 28 août 2020, le Bureau Politique National :

1) Affirme son soutien à une transition d’une courte durée, entre 12 et 14 mois;

2) Préconise la mise en place des organes suivants, chargés de la conduite de la Transition :

  • Un Président civil, Chef de l’Etat et d’un; Vice-président issu du CNSP;
  • Un Gouvernement de mission dirigé par un Premier ministre civil;
  • Un Conseil National  de  la  Transition  organe  législatif,  composé  des  différents  acteurs politiques, des représentants de la société civile et des forces armées et de sécurité, ayant pour missions de légiférer et de contrôler l’action du Gouvernement.

3) Demande l’élaboration d’une Charte de la Transition fixant les pouvoirs et les attributions des différents   acteurs,   ainsi   que   d’une   feuille   de   route   déterminant   et   fixant   les   missions   de   la Transition et qui doit s’articuler, principalement, autour des recommandations du Dialogue National Inclusif (DNI), notamment :

  • La relecture de la loi électorale par la mise en place d’un organe unique chargé de la conduite et de la gestion de l’ensemble du processus électoral et l’introduction d’un mode de scrutin combinant le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel ;
  • La relecture de  la loi  organique  relative  à   la  Cour  constitutionnelle,  notamment dans  ses dispositions permettant à cette dernière de rectifier et d’inverser les résultats des élections ;
  • La mise en œuvre des dispositions de l’Accord issu du processus d’Alger qui ne posent pas problème et la création, au sein du Comité de Suivi dudit Accord, d’un Sous-comité comprenant toutes les parties en vue de discussions sur les points faisant l’objet de controverses et de quiproquos ;

4) Préconise l’élargissement du Comité de suivi des recommandations du sommet de la CEDEAO aux pays voisins que sont l’Algérie et la Mauritanie ainsi qu’a d’autres partenaires notamment le Maroc, le Tchad, la France, les États-Unis d’Amérique, la Chine et la Fédération de Russie ;

5) Remercie encore une fois la Communauté internationale pour sa présence aux côtés du Mali, son implication, son soutien et son accompagnement;

6) Se réjouit de la libération du Président de la République et exige celle des autres personnalités encore détenues;

7) Appelle  tous  nos  compatriotes  à  des  compromis de   confiance  et  à  s’engager avec  un  esprit constructif pour reconstruire dans l’unité et la diversité, un pays stable, démocratique et laïc, une société de justice et de progrès pour tous.

YOUSSOUF KONATE

By |2020-08-31T17:10:40+02:00août 31st, 2020|POLITIQUE|0 Comments

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