/, FAITS DIVERS, JUSTICE, SOCIÉTÉ/ACCUSES D’ASSOCIATION DE MALFAITEURS, D’ASSASSINAT, DE VOL COMMIS EN BANDE ET A MAIN ARMÉE ET DE DETENTION ILLÉGALE D’ARMES A FEU: MANGHO TOUNKARA, ABOUBACRINE ALARBA TOURE, DRAMANE TOLOBA ET ALADJI BAH ECOPENT LA PEINE DE MORT !

ACCUSES D’ASSOCIATION DE MALFAITEURS, D’ASSASSINAT, DE VOL COMMIS EN BANDE ET A MAIN ARMÉE ET DE DETENTION ILLÉGALE D’ARMES A FEU: MANGHO TOUNKARA, ABOUBACRINE ALARBA TOURE, DRAMANE TOLOBA ET ALADJI BAH ECOPENT LA PEINE DE MORT !

La Cour d’Assises, dans son audience du 27 août dernier, a condamné les accusés d’association de malfaiteurs, d’assassinat, de vol commis en bande et à main armée et de détention illégale d’armes à feu, de la manière très sévère, soit la peine de mort. Aussi, une amende de 80 millions de nos francs leur est infligée. Ils répondaient respectivement au nom de Mangho TOUNKARA, Aboubacrine Alarba TOURE, Dramane TOLOBA et Aladji BAH. L’avocat de la défense, en colère, s’engage à faire un pourvoi en cassation dès le 28 août.

Dans la nuit du 29 au 30 août 2017, selon les faits : les sieurs Mangho TOUNKARA, Aboubacrine Alarba TOURE, Dramane TOLOBA, Aladji BAH et Bara TOURE (SAR) ont formé le dessein de déposséder le sieur Karim BAGAYOKO, partenaire de travail du sieur Dramane TOLOBA de son argent. Pour réussir leur forfait, le sieur Dramane TOLOBA, proche collaborateur et connaissant les habitudes de son partenaire, a fourni tous les détails sur ses faits et gestes, allant jusqu’à le filer de son lieu de travail à sa demeure. Pire, les susnommés s’étaient munis, pour la circonstance, d’un véritable arsenal, notamment d’un pistolet automatique, de pistolets mitrailleurs et de cagoules. Ainsi, lorsque le sieur Karim BAGAYOKO est arrivé chez lui aux environs de 01 heure, 00 et ne soupçonnant rien de particulier, a été subitement pris à partie par ses bourreaux. Ils l’ont intimé de leur remettre ses sacs contenant ses revenus journaliers. Devant son refus d’accéder à cette demande, I’un des susnommés pointe son arme sur lui. Il tire sur lui à bout portant deux coups de feu. Ils se sont alors saisis de ses sacs pour ressortir de son domicile tout en tirant des coups en l’air pour dissuader d’éventuels ripostes et favoriser du coup leur évasion dans la nature.

C’est alors que les parents de la victime lui ont porté secours en l’acheminant au centre de santé le plus proche où il a reçu les premiers soins avant d’être référé à l’hôpital Gabriel TOURE pour des soins plus approfondis. Après une intervention chirurgicale ayant permis de soustraire les balles reçues, le sieur Karim BAGAYOKO à succombé de ses blessures le 30 août 2017 dans la journée. Les parents du défunt ont alors pris leur mal en patience jusqu’au jour où ils ont été informés de l’arrestation du sieur Dramane TOLOBA par les agents du Commissariat Spécial des Chemins de Fer pour un cas similaire perpétré par la même bande. Le sieur Mamadou BAGAYOKO, frère du défunt et représentant de la famille BAGAYOKO a porté plainte contre celui-ci, lequel a reconnu sans difficulté les faits tout en dénonçant ses acolytes. C’est alors qu’une enquête ouverte a permis aux agents du Commissariat Spécial des Chemins de Fer, d’interpeller les nommés Mangho TOUNKARA, Aboubacrine Alarba TOURE, Dramane TOLOBA et Aladji BAH qui ont été poursuivis et inculpés pour association de malfaiteurs, assassinat, vol commis en bande et à main armée et détention illégale d’armes à feu.

SUR LE NON-LIEU A SUIVRE PARTIEL

Le nommé Bara TOURE cité par les inculpés n’a pu être retrouvé ni à l’enquête préliminaire ni à l’information et aucun élément du dossier n’a permis de l’identifier suffisamment. Il a été convenu de dire n’y avoir lieu à suivre contre lui pour les fautes suscitées conformément aux dispositions de l’article 182 du code de procédure pénale. A l’enquête préliminaire, tous les inculpés ont reconnu les faits à eux reprochés pour spectaculairement se verser dans une dénégation systématique devant le Magistrat Instructeur .S’agissant de l’inculpé Mangho TOUNKARA, un des cerveaux de la bande qui avait reconnu sa participation au forfait dans le procès-verbal d’enquête préliminaire n°0027 du 16 août 2018 du Commissariat Spécial des Chemins de Fer en ses termes «Je reconnais avoir participé au braquage survenu quelques jours avant la fête de tabaski 2017 au domicile du défunt Karim BAGAYOKO sis à Dianéguéla.

En effet sans me souvenir de la date exacte, le nommé Dramane TOLOBA dit Dogono est allé me voir dans mon lieu de travail pour me dire qu’il aimerait qu’on attaque son patron et son collaborateur Karim BAGAYOKO. Il m’a dit que ce dernier lui doit la somme de plus d’un million de francs CFA et il souhaiterait qu’on le dépouille parce qu’il a suffisamment d’argent…) Que cependant, il s’est rétracté à l’information pour dire que les propos suscitent lui ont été extorqués par tortures. Cette dernière déclaration de l’inculpé est dénuée de tout fondement car ses co-inculpés notamment Dramane TOLOBA, Aboubacrine Alarba TOURE et Aladji BAH sont formels dans leurs déclarations à l’enquête préliminaire que c’est bien lui qui leur a proposé le braquage ayant coûté la vie au sieur Karim BAGAYOKO. Pour se disculper, il a affirmé toujours au procès-verbal suscité ceci : « Je peux être complice mais pas auteur d’assassinat. » De toute façon, c’est à cause du nommé Dramane TOLOBA qu’il a été entendu. Il a dit au nommé Bara TOURE (SAR) d’agir sévèrement parce que son patron connaissait de grands marabouts qui pourraient remonter jusqu’à nous. Ensuite, il a souligné que tous ceux qui ont tenté de le dépouiller ont été interpellés par la police.

Quant aux autres inculpés Aboubacrine Alarba TOURE, Dramane TOLOBA et Aladji BAH, ils ont adopté le même stratagème consistant à réfuter les faits précédemment reconnus par eux à l’enquête préliminaire en évoquant les arguments fallacieux de contrainte.

Que les inculpés susnommés détenus ensemble ont arrêté de commun accord cette attitude pour semble-t-il échapper à la machine judiciaire que ce moyen ne saurait prospérer car les inculpés ne disent point le lien qui les réunit en ce sens qu’ils viennent d’horizons divers et effectuent des professions différentes. Donc leur rapprochement s’explique clairement par leur projet commun qui est le braquage d’honnêtes citoyens en les dépouillant de leur bien précieux. Que cela est étayé par la tentative de fuite du sieur Aboubacrine Alarba TOURE lors de la descente de la police à son domicile et la découverte à son domicile d’un pistolet automatique qu’il gardait dans la caissette contenant ses outils de travail. Il entend l’avoir acheté avec son co-inculpé Dramane TOLOBA. Cela dénote de la dangerosité sociale des inculpes susnommés qui n’hésitent point à ôter la vie aux paisibles citoyens à cause de leur bien matériel acquis au prix de durs labeurs. Aussi, les inculpés Aboubacrine Alarba TOURE et Aladji BAH, tous deux domiciliés à Markakoungo à 70 Km de Bamako, ont reconnu au cours de l’enquête préliminaire s’être associês pour acheter un pistolet mitrailleur auprès de leur co-auteur Bara TOURE SAR) afin de commettre, de concert, des attaques.

Ladite arme aurait été découverte enfouie dans les buissons par les jeunes élèves qui avaient alerté la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Fana qui l’ont saisie; De l’analyse des pièces du dossier, il ressort que les inculpés ont mis en place une bande spécialisée dans le braquage tout en ciblant leur proie parmi une sphère de personnes aisées dans le but de les spolier de leur bien et ce par tous les moyens y compris le sacrifice ultime. C est pourquoi, après avoir réussi leur coup contre le défunt Karim BAGAYOKO, ils y ont attaqué le sieur Kalilou SACKO à la suite de laquelle opération, ils furent identifiés puis appréhendés à travers les images de la vidéosurveillance de la Victime. Ces faits tels qu’exposés constituent des charges suffisantes å leur maintien dans les liens des inculpations. A l’instruction définitive, l’avocat de la défense a estimé que le dossier manque de preuves suffisantes permettant de retenir son client dans les liens de la prévention. Mais qu’à cela ne tienne, n’ayant pas bénéficié de la circonstance atténuante, ils ont été condamnés à la peine de mort. L’avocat de la défense a aussi insinué que dans cette affaire, le droit n’a pas été dit. Et qu’il compte faire un pourvoi en cassation immédiatement.

Mohamed Traoré

By |2020-08-28T13:52:45+02:00août 28th, 2020|ACTUALITE, FAITS DIVERS, JUSTICE, SOCIÉTÉ|0 Comments

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