/, EMPLOI/AFFAIRES ÉTRANGÈRES / LES AGENTS SUR LE PIED DE GUERRE: *UN PRÉAVIS DE GREVE DE 144 HEURES SUR LA TABLE DU GOUVERNEMENT

AFFAIRES ÉTRANGÈRES / LES AGENTS SUR LE PIED DE GUERRE: *UN PRÉAVIS DE GREVE DE 144 HEURES SUR LA TABLE DU GOUVERNEMENT

*DE LA PATATE CHAUDE ENTRE LES MAINS DU MINISTRE TIEBILE DRAME

Le Syndicat des Travailleurs Libres des Affaires Etrangères (SYLTAE) est remonté contre les autorités maliennes. La grogne de ce département hautement sensible se trouve expliquée dans le courrier qui indique que les principales revendications objet d’un procès verbal de conciliation non pas été satisfaites. L’Etat n’aurait pas respecté ses engagements. C’est le motif sens d’un préavis de grève de 144 heures, préavis déposé le lundi 10 août 2020 sur la table du Gouvernement, dixit les confidences.

Face à la menace du syndicat, on est en droit d’affirmer qu’il s’agit là déjà d’une patate chaude entre les mains du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, monsieur Tièbilé DRAME. Dans la lettre de préavis, on peut lire ce qui suit : « Le Bureau central du Syndicat Libre des Travailleurs des Affaires Etrangères (SYLTAE) n’ayant constaté aucune avancée dans l’adoption des textes, objet du Procès-verbal de conciliation ainsi que dans les points d’accord du Protocole d’entente du 21 octobre 2019, décide d’observer une grève de 144 heures à compter du lundi 31 août au mardi 08 septembre 2020. Le Bureau central du SYLTAE, fidèle à ses idéaux a toujours inscrit son action dans le cadre du dialogue et de la concertation.»

Le syndicat déplore la mauvaise foi du Gouvernement.

Cette mauvaise foi se lit dans le retard qu’a accusé l’exécution des engagements. Une stratégie qui, malheureusement, ne porte pas fruit dans la mesure où, selon le syndicat, 11 mois après la conclusion de ces accords, aucun texte n’a été adopté.  Le SYLTAE fait observer qu’au contraire, l’évolution des dossiers laisse croire à une réouverture des négociations avec comme prétexte les contraintes budgétaires et la situation sociopolitique du pays. Aux yeux du syndicat, cette attitude dénote du mépris pour les travailleurs. C’est pourquoi le Bureau central entend mener les actions nécessaires pour l‘aboutissement de ses nobles et légitimes revendications. Il invite le Gouvernement à un traitement équitable des travailleurs.

LAYA DIARRA

By |2020-08-12T17:47:51+02:00août 12th, 2020|ACTUALITE, EMPLOI|0 Comments

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