//APRES LA CHUTE DU REGIME D’IBK: DES SCENES DE PILLAGES ENREGISTRÉES DANS LA VILLE DE BAMAKO

APRES LA CHUTE DU REGIME D’IBK: DES SCENES DE PILLAGES ENREGISTRÉES DANS LA VILLE DE BAMAKO

Avant-hier mardi 18 août 2020, après l’arrestation du président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA et de son Premier ministre, Dr. Boubou CISSE et de plusieurs autres hauts gradés de l’armée, les différentes rues de la capitale étaient envahies par les manifestants pour acclamer les éléments des forces armées et de sécurité. Cette liesse a continué tout au long de la nuit. Mais elle a fini par se dégrader : pillage de domiciles privés et de services publics.

Aujourd’hui, les uns et les autres apprécient le bon comportement des auteurs du putsch contre le président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA. Les putschistes ont mené leurs actions tout sans la moindre effusion de sang. Ils ont arrêté les différentes personnalités dans le respect de leur intégrité physique. Toutefois, il est clair que ces auteurs doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour préserver les personnes et leurs biens. Aux premières heures du coup de force, les manifestants avaient envahi presque toutes les grandes artères du district de Bamako. Malheureusement, comme on pouvait se l’imaginer, ils ont fini par se livrer à des scènes de pillage, de destruction des biens privés et publics. Déjà, parmi les victimes de ce sac, comptaient les domiciles du fils président IBK, Karim KEITA et de certains de ses amis, principalement à Sébénikoro. Les jeunes en éphorie ont pillé, volé du matériel. Ils se sont attaqués à des services publics, à des boutiques et à des magasins privés dans différents endroits à Bamako.

Me Kassoum TAPO de même a reçu sa part de visite. En plus de son immeuble qui abrite son cabinet d’avocat à Bamako Coura, la maison du ministre sortant de la Justice, sise à Titibougou en commune I n’a pas échappé au pillage et au vol. Des rumeurs annonçaient également que des domiciles de l’ancien Premier ministre d’IBK, Soumeylou Boubèye MAÏGA et de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Issiaka SIDIBE, seraient touchés par mes mêmes actes. Au regard de cet état de fait, les putschistes doivent œuvrer à sauver leur image jusque-là appréciée par des milliers d’observateurs. Du coup, ils sont tenus de maintenir l’ordre et de freiner les intentions des malfaiteurs qui n’ont d’autre objectif que de profiter du chaos. Pour stopper le vandalisme et préserver les personnes et leurs biens, les mutins doivent rapidement mettre en place des dispositifs sécuritaires qui barrent la route au forfait. Les actes que posent ces malfaiteurs pourraient nuire à leur image même aux yeux des Maliens.

Les militaires brandissent de menace contre tout auteur de pillages ou vols

Le Comité National pour le Salut du Peuple, à travers une déclaration officielle, a brandi des menaces hier contre tous ceux qui s’adonnent à des pillages et vols des paisibles citoyens. C’était à la faveur d’un point de presse animé par le porte-parole du CNSP, Col. Major Ismaël Wagué. Les militaires ont rassuré la population que toute personne qui serait prise dans des actes de pillages ou de vol serait prise et sanctionnée conformément à la loi. Le Comité National du Salut du Peuple met en garde les porteurs d’uniformes brigands et demande aux populations de vaquer à leurs occupations. Dans cette déclaration, le CNSP a invité tous les travailleurs à reprendre le service dès ce jeudi 20 août 2020 pour la reprise normale du fonctionnement du pays.

Boubacar DIARRA

By |2020-08-21T09:01:50+02:00août 21st, 2020|A LA UNE|0 Comments

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