//ATMOSPHERE TRÈS CALME A BAMAKO AU LENDEMAIN DU PUTSCH MILITAIRE: CONSTAT ET OPINION DES POPULATIONS DANS LA CAPITALE MALIENNE

ATMOSPHERE TRÈS CALME A BAMAKO AU LENDEMAIN DU PUTSCH MILITAIRE: CONSTAT ET OPINION DES POPULATIONS DANS LA CAPITALE MALIENNE

Au lendemain du coup d’état contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, un putsch condamné par la communauté internationale, on s’inquiète de l’aggravation de la crise au Mali, déjà en proie aux violences djihadistes. Le calme est revenu ce mercredi à Bamako. La ville porte encore les stigmates des troubles. Bamako a complètement changé de visage. Le matin on apercevait seulement quelques véhicules de particuliers et de motocyclistes.

La présence des soldats n’était pas perceptible dans les rues. Celles-ci étaient tranquilles dans le centre de Bamako. Les gens vaquaient à leurs occupations. Mais quelques véhicules militaires et policiers patrouillaient sur les routes principales. Les services publics, les banques sont restés fermés toute la journée. On pouvait apercevoir seuls quelques porteurs d’uniformes devant les services publics. Les marchés étaient ouverts. Mais certaines boutiques sont restées fermées par peur de vandalisme par les jeunes qui n’hésitent pas à saccager tout ce qu’ils trouvent sur leur chemin.

Au niveau de la place de l’indépendance quelques centaines de jeunes se sont retrouvés pour manifester leur joie. A chaque fois qu’un véhicule militaire passait, les jeunes applaudissaient d’avoir dégagé le président Ibrahim Boubacar KEITA du pouvoir. Au cours de notre promenade nous nous sommes adressés à quelques citoyens pour demander leur avis sur le coup d’état :

Youssouf FOMBA : « Nous nous attendions à ce coup d’état il y a longtemps. Nous ne sommes pas là pour Mahmoud DICKO. Nous sommes là parce que nous sommes mécontents de la mauvaise gouvernance du pays. Depuis le début du régime d’IBK, tout le monde sait qu’il ne peut plus travailler. Il a fait tout son possible. Donc si le peuple proteste pour que tu laisses le pouvoir pourquoi tu ne laisses pas ? Après avoir félicité les militaires, je dis qu’ils ont fait ce qu’il avait à faire. IBK est trop cher pour le Mali.

Mamadou SANOGO : Après sept (07) ans, on a l’impression qu’on a vécu 70 ans dans l’enfer. Comment est-ce que cela est possible ? Tout est cher actuellement au Mali. D’autres présidents sont passés avant lui. Mais ils n’ont pas fait comme lui. Nous ne pardonnerons pas IBK. Nous mettons garde les gens qui vandalisent les boutiques et les stations. A partir d’aujourd’hui, nous tuerons ceux qu’on va surprendre au pillage.

Mariam DIALLO : Les Maliens vont regretter dans peu de temps. La seule chose qui m’a plu est que l’armée n’a pas tué Ibrahim Boubacar KEITA comme la France avait souhaité.

TERA : Tout comme Moussa TRAORE, Alpha KONARE, Amadou Toumani TOURE, IBK sera aussi acclamé un jour dans les rues de Bamako. Un paradoxe à la malienne, il te chasse du pouvoir et court après toi

Théo TRAORE : Le Mali vient plutôt de rentrer dans l’incertitude : pas de président, pas d’Assemblée Nationale, cas de figure non prévu dans la constitution. Alors on est dans quelle l’égalité ?

Adama TRAORE : On demande à ses nouveaux hommes forts de récupérer tous les bâtiments administratifs illégalement attribués aux Vautours et les interpellés devant qui de droit. Le Mali a longtemps saigné, il y a eu trop d’hémorragie et il est temps de mettre le garrot. Désormais personne ne va s’enrichir de façon illicite sur le dos des contribuables maliens. La veille citoyenne sera désormais assurée par le vaillant peuple du Mali.

YOUSSOUF KONATE

By |2020-08-21T09:44:56+02:00août 21st, 2020|SOCIÉTÉ|0 Comments

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