//CONDUITE DE LA TRANSITION AU MALI: LA VISION DES LEADERS DU FPR

CONDUITE DE LA TRANSITION AU MALI: LA VISION DES LEADERS DU FPR

Les Forces Patriotiques pour la Refondation du Mali (FPR) ont tenu une conférence de presse hier, jeudi 08 octobre 2020 à la maison des ainés. Cette conférence s’inscrivait dans la logique des événements que le Mali vivait et ceux que les forces patriotiques pour la refondation du Mali conduisaient sur le terrain et à d’autres niveaux. La conférence était présidée par Dr Aboubacar Sidick FOMBA, Président du parti ADPM.

Selon le président du parti, l’activité politique est dominée par quatre (04) grands éléments notamment la mise en place du gouvernement, la libération des otages – y compris celle de SOUMAILA CISSE – la libération des responsabilités détenus par les nouvelles autorités et la question de l’Algérie. Ce dernier sujet a été abordé par le parti ADPM. L’Algérie aurait violé l’intangibilité des frontières maliennes en annexant une partie du territoire. Il y avait lieu réellement d’expliquer au peuple malien, à Barkhane, aux nations unies et à la CMA. Dr FOMBA a déclaré ceci : « Les forces patriotiques du Mali se sont réjouies de la mise en place du gouvernement de Transition. On a parlé des points positifs et des points négatifs. Pour nous, la mise en place de ce gouvernement est à féliciter. Elle permet une avancée significative, surtout qu’il y a des personnalités importantes. D’autres cas méritent d’être discutés. Mais dans tous les cas, les FPR sont disposées à soutenir la Transition. Son objectif n’est que la refondation du pays et l’avènement de la 4ème République ».

Il a rappelé que le RFP a essayé de faire certaines remarques qui étaient de dissocier le ministère de l’Economie du ministère des Finances pour pouvoir mener une politique économique. Qu’il fallait mettre le ministère l’Education de l’Enseignement supérieur ensemble. Et qu’il n’était pas nécessaire dans le contexte, de créer le ministère des Affaires religieuses et du Culte. Pour ce qui concerne la libération du chef de file de l’opposition, Soumaila CISSE, Dr Aboubacar Sidick FOMBA estime qu’il est important que les gens comprennent qu’il s’agit de sauver des vies humaines. ‘’En tout état de cause, il est important de comprendre que les nouvelles autorités sont en train de faire tout pour que cette libération puisse être effective. A partir de là, il est important aussi de comprendre qu’on doit cesser de faire trop de propagande sur la libération de Soumaila CISSE’’ a affirmé le président de l’ADEPM.

Pour lui, il est bon que chacun arrête de se porte expert négociateur. A chaque fois qu’il est possible de sauver une vie, que ce soit celle Soumaila ou que ce soit celle de quelqu’un d’autre, nous devons pouvoir le faire. Surtout, Soumaila a été enlevé par la faute, l’irresponsabilité du Président IBK. La sécurité du citoyen incombe à l’Etat. Il dira aussi : « Si les nouvelles autorités s’engagent déjà à faire ce travail, on doit les encourager. Les gens doivent faire profil bas sur beaucoup de commentaires autour de cette libération. Nous devons nous calmer jusqu’à sa libération effective ». Concernant la libération des responsables politiques, Dr Aboubacar Sidick FOMBA a indiqué qu’il est très important de donner des précisions. Les réseaux sociaux disent, écrivent tout. « Toutes ces personnalités ont été auditionnées. On les a écoutés. D’ailleurs ce n’était pas des arrestations arbitraires. Il y avait des cas d’avions cloués, des cas de corruption à ciel ouvert. Des gens sont impliqués dans beaucoup d’autres affaires. a y ajouter les événements du 10, 11 et 12 juillet. »

Selon Dr FOMBA, arrêter des hommes, les libérer sans audition signifie que le CNSP est irresponsable. Donc les personnes séquestrées ont été entendues. Les documents obtenus seront remis à la justice. Celle-ci fera son travail.  Ce n’est pas parce qu’ils ont été libérés sous pression CEDEAO qu’ils seront libres pour toujours. Il y avait un processus en cours. Il s’agissait de faire leur audition, leur demander par rapport à telle ou telle question : des questions d’engrais frelaté, de délinquance financière, etc. Sur le cas de l’Algérie, le parti ADPM a fait un communiqué. Il a précisé: «Nous avons a fait le communiqué parce que nous n’avons pas compris comment on peut avoir une base militaire française à Tessalit ? Et encore comment on peut savoir que la CMA se trouve à la frontière ? En même temps, il y a l’Algérie à la même frontière ? Nous savons pertinemment que l’armée malienne n’est pas là-bas. C’est la CMA et les Nations Unies qui occupent cette zone.»

Il dira ensuite : ‘’Nous avons fait le communiqué selon les explications qui nous ont été données. Après, des réactions positives avaient donné des explications. Il est important en tant que parti politique, que nous fassions ce communiqué. Nous demandions des explications. On ne peut pas démentir ce qui s’est passé. Mais il y aura à expliquer. Et dans ces explications, nous avons rencontré plusieurs autorités. On nous a donné beaucoup d’informations. Et ces explications remontent. Dans les principes, la convention de bornage entre le Mali et l’Algérie date de 08 mai 1983. Ces dispositions sont claires’’. A la conclusion, si l’Algérie doit faire des missions au niveau de la frontière du Mali, il était important d’informer les autorités maliennes. Et ce communiqué a fait de telle sorte que les Maliens soient informés du bien fondé de ce bornage.

YOUSSOUF KONATE

By |2020-10-09T10:22:10+02:00octobre 9th, 2020|ACTUALITE|0 Comments

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