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CONTRE L’ESCLAVAGE AU MALI: VINGT-SIX (26) PARA-JURISTES RENFORCENT LEURS CAPACITES

Lundi 16 novembre 2020, l’ex-ENA a abrité l’atelier de formation des para-juristes du programme de recherche appliquée sur l’esclavage par ascendance, sous la présidence du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Amadou KEITA. Ce sont au total 26 para-juristes qui bénéficieront de cette formation. La cérémonie est placée sous le parrainage d’Aguibou BOUARE, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Cet atelier se déroulera du 16 au 27 novembre 2020.

Cette formation vise à :

  •  Renforcer les capacités des para-juristes pour une sensibilisation des communautés locales sur la question des droits humains en général et en particulier ceux des personnes victimes de l’esclavage par ascendance.
  • Promouvoir la visibilité de développement économique et le bien-être des communautés de descendants d’esclaves déplacés de force sur une longue durée dans la région de Kayes ;
  • Analyser la manière dont l’environnement juridique peut être utilisé et même changé et emménagé pour donner aux populations déplacées de l’esclavage une protection juridique et des solutions pour leur devenir avec une attention particulière aux femmes et à la question du foncier ;
  • Sensibiliser au droit civique et renforcer les capacités de plaidoyer des communautés ;
  • Donner aux pouvoirs publics les moyens d’agir à travers des instruments législatifs en vue de la pleine et entière intégration et promotion socioéconomique de certaines couches de la société.

L’esclavage est un fléau qui existe encore dans certaines parties de notre pays en particulier dans la région de Kayes. Des hommes et des femmes subissent de mauvais traitements de certains qui se disent être leurs maîtres. Alors que dans la loi malienne, “tous les Maliens sont égaux “.  Cela semble n’exister que dans les documents. Car dans la région de Kayes, des familles entières sont couramment victimes d’agression pour avoir refusé d’obéir à d’autres personnes, c’est-à-dire leurs maîtres. Pour mettre fin à ces pratiques, il faut une implication forte des autorités maliennes.

A l’ouverture, le Ministre KEITA a laissé entendre qu’il s’agit d’une initiative qui va en droite ligne de la vision du gouvernement soucieux de placer les droits humains au cœur de la refondation de l’Etat

« Pour nous, c’est une option fondamentale pour relever notre pays et les institutions nationales supérieures doivent apporter leur contribution sur la question qu’occupe le plan de la formation de la recherche et du plaidoyer. Je crois que la présente session de formation réponde clairement à ses attentes au regard des ambitions et les acteurs chargés de sa mise en œuvre » a précisé le ministre. Dans son intervention, le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou BOUARE a déclaré que « La consécration des droits universels est inaliénable et inhérent à tous les membres de l’espèce humaine. » Depuis un certain moment, notre pays est confronté sur certaines parties de son territoire aux manifestations violentes en lien avec les fléaux de l’esclavage par ascendance.

Il a aussi indiqué que ‘’l’institution nationale des droits de l’homme s’est associée à cette lutte implacable menée par d’autres acteurs et d’autres défenseurs des droits de l’homme’’. Avant de préciser que « Ces pratiques dignes d’une autre époque, outre qu’elles portent atteinte à la dignité humaine, mettent en péril la cohésion sociale dans les régions où elles sévissent ».

YOUSSOUF KONATE

By |2020-11-17T15:24:02+01:00novembre 17th, 2020|ACTUALITE, SOCIÉTÉ|0 Comments

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