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GRAND BRUIT A L’HOTEL DE L’AMITIE : LE GROUPE TUNISIEN JETTE A LA PORTE UNE SOIXANTAINE DE TRAVAILLEURS

UNE ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL EST PREVUE CE MATIN DEVANT L’ETABLISSEMENT

Depuis hier, une affaire de licenciement abusif fait un grand bruit à l’Hôtel de l’Amitié. Le syndicat n’entend pas se laisser faire. Il a promis d’user de tous les moyens légaux pour éviter le drame : licencier tant de dizaines d’agents, toutes catégories confondues. C’est le sens d’un sit-in organisé devant l’hôtel hier matin. Le sit-in a enregistré la présence du Secrétaire aux revendications de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali UNTM, Monsieur Hammadoun BAH et du Secrétaire général de l’Hôtel, Soungalo KONE.

Tous étaient indignés par l’attitude de la direction. Sans motif valable, celle-ci envisage de renvoyer une soixantaine de chefs de famille. « Nous ne sommes pas d’accord et nous allons nous battre pour préserver notre emploi et nos droits. », affirment les agents concernés par le licenciement. Depuis quelques mois, l’hôtel Sofitel Amitié est repris par un groupe Tunisien appelé Granada. La nouvelle direction, conduite par le PDG Karim DEBECH, procède au licenciement à la pelle. Elle a mis en avant d’abord le motif économique. L’apparition de la pandémie COVID-19 est venue en rajouter au problème. La direction se barricade derrière ces motifs et frappe fort.

A en croire une source syndicale, l’Hôtel de l’Amitié fait partie des Etablissements hôteliers qui ont décliné la proposition du Gouvernement d’héberger les Maliens qui regagnaient le pays à la suite des mesures de confinement.

C’était une opportunité pour les hôtels en difficulté financière de se frotter les mes mains à partir de la subvention de l’Etat. Certains promoteurs ont perçu la subvention en aubaine. Mais la direction de l’Hôtel de l’Amitié avait refusé l’offre. Elle croyait se tirer d’affaires sans ce contrat. Le temps vient confirmer que l’Etablissement a des difficultés. Sinon, pourquoi licencier 67 travailleurs. Le hic dans cette affaire est dans le fait que les travailleurs ont pris connaissance de cette mesure seulement hier au moment où ils voulaient regagner le lieu de travail.

Devant la situation, le personnel a saisi l’inspection du Travail. Il entend se retrouver aujourd’hui devant les portes de l’Etablissement pour une Assemblée générale. Les travailleurs ont le soutien du bureau syndical. Ils comptent sur l’accompagnement de l’UNTM dont un représentant  syndicat était  sur les lieux hier au moment de la crise de colère.

LAYA DIARRA

By |2020-09-02T14:52:15+02:00septembre 2nd, 2020|A LA UNE, ACTUALITE, ECONOMIE, LES INFOS DU SOIR DE BAMAKO|0 Comments

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