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LE CHEF D’ETAT-MAJOR DES ARMÉES FRANÇAISE, LE GENERAL LECOINTRE: “ LA FRANCE N’A EN RIEN ETE IMPLIQUEE DANS DES NEGOCIATIONS D’AUCUNE SORTE AVEC CE GROUPE TERRORISTE”

« Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime ». Ces propos de Sophie PETRONIN après les heures qui ont suivi sa libération risquent de compromettre la mission de la France sur le territoire malien. Pour clarifier sa position et préciser l’objet de sa forte présence au nord du Mali, la France, à travers son chef d’État major des armées, général LECOINTRE, considère les ravisseurs de l’otage française comme des terroristes qu’il fallait combattre. Selon elle, « Il s’agit bien d’une organisation terroriste internationale. » Par ailleurs elle estime qu’elle n’a pas pris part aux différentes négociations qui ont permis la libération des otages dont Sophie PETRONIN.

En effet, juste après l’échange qui a permis à la française de recouvrer sa liberté,  des sources bien introduite nous révèlent que dans les coulisses, les  militaires français  n’ont pas caché leur frustration de voir relâchés tant de djihadistes, dont des cadres, capturés par leurs soins et qui pourraient les retrouver bientôt sur le terrain. Des photos montrant l’accueil triomphal réservé à plusieurs dizaines de détenus libérés par le chef touareg malien Iyad Ag GHALY, qui dirige le GSIM, ont fait grincer des dents à Paris. A en croire le général,  LECOINTRE  devant la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, les forces françaises déployées au Mali continuent de suivre la même ligne après la libération de plusieurs otages, dont la Française Sophie PETRONIN.

« Il y a des propos qui ont été tenus au moment de la libération de Mme PETRONIN qui, me semble-t-il, risquent de fausser l’appréciation qu’on doit avoir de la situation au Mali, de l’engagement des armées françaises », a déclaré le général LECOINTRE. « L’adversaire qui est le nôtre n’est pas un groupe armé comme un autre […]

“On ne peut absolument pas imaginer que ce groupe terroriste puisse être comparé ou désigné comme un groupe armé d’opposition au régime malien », a poursuivi le général LECOINTRE.

Le chef d’Etat-major des armées répondait ainsi aux propos tenus après sa libération par Sophie PETRONIN, qui n’a pas parlé de ses gardiens comme des « djihadistes». «Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime », avait-elle dit Pour le général LECOINTRE, « il s’agit bien d’une organisation terroriste internationale et, pour la partie de cette organisation qui sévit au Mali, entre autres d’une organisation terroriste et de groupes terroristes qui ont fait allégeance à Al-Qaida ». Il faisait notamment référence au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM).

« Il doit être très clair pour l’ensemble des familles qui ont perdu des leurs dans le combat que nous menons au Mali depuis des années, que nous ne dévions la ligne de conduite, que notre combat reste le même et qu’il est tout aussi légitime qu’il l’était », a souligné le chef d’état-major. Concernant son implication  aux négociations qui ont permis la libération des otages, « La France n’a en rien été impliquée dans des négociations d’aucune sorte avec ce groupe terroriste, que nous continuerons à combattre avec la dernière détermination », a-t-il ajouté.

Ben Chérif, le parisien

By |2020-10-19T14:43:33+02:00octobre 16th, 2020|ACTUALITE, COOPÉRATION, SÉCURITÉ|0 Comments

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