//LES DEPUTES SPOLIES PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE FACE A LA PRESSE HIER: “NOUS REJETONS LES PROPOSITIONS DE LA CEDEAO ET DEMANDONS LA DISSOLUTION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE”

LES DEPUTES SPOLIES PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE FACE A LA PRESSE HIER: “NOUS REJETONS LES PROPOSITIONS DE LA CEDEAO ET DEMANDONS LA DISSOLUTION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE”

Telles ont été les réactions du Collectif des députés spoliés par l’administration et la Cour Constitutionnelle hier, mercredi 29 juillet 2020, à la Bourse de Travail. C’était à la faveur d’un point de presse, animé par le président dudit collectif, Gossi Draméra de la circonscription électorale de Bafoulabé et son vice-président, Bassirou Diarra dit Konté de la circonscription électorale de Yélimané. L’objectif de cette rencontre avec les hommes des médias était de rejeter formellement les propositions de la CEDEAO et appeler le Président IBK à dissoudre l’Assemblée Nationale.

Après l’annonce des recommandations des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) suite au sommet extraordinaire, tenu le lundi dernier, les réactions pleuvent de tous les côtés. Presque tous les acteurs concernés ont donné leur position sur lesdites propositions de sortie de crise prônée par l’instance suprême de l’organisation sous régionale. C’est hier que le Collectif des députés spoliés par l’administration et la Cour Constitutionnelle se sont prononcés officiellement sur les recommandations de la CEDEAO. C’était à travers un point de presse au cours duquel il a fait une déclaration.

Dans son intervention, Bassirou Diarra dit Konté, a rappelé que l’objectif de cette rencontre avec les hommes des médias était de dénoncer l’injustice qu’ils ont subie. Ce qui leur permet de se battre aujourd’hui afin qu’ils soient remis dans leurs droits. Contrairement à ce qui se dit, aujourd’hui, il y a plus de 31 députés spoliés dans 07 circonscriptions électorales. Ce sont exactement 20 circonscriptions électorales qui sont concernées par cette situation, soient plus de 65 députés spoliés par l’administration et la Cour Constitutionnelle, a-t-il signalé. “C’est une situation que nous ne voulons pas pour notre pays. Plus jamais ça au Mali”, a indiqué M. Diarra. “Nous ne sommes pas d’accord pour les propositions issues du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEDEAO. On se demande sur quels critères ils se sont basés pour dire qu’il y a 31 députés spoliés alors qu’il y a 65 au total, a-t-il laissé entendre.

“Il n’y a pas une loi au Mali pour faire démissionner un député, mais le Président de la République peut dissoudre l’Assemblée Nationale. Donc, que le Président Ibrahim Boubacar Keïta s’assume et prenne ses responsabilités. Sinon, sur quelle base juridique on peut s’appuyer pour obliger ces députés mal élus à démissionner, s’est-il interrogé. “Nous, victimes, et les bourreaux vont se mettre ensemble pour mener le combat et demander la dissolution pure et simple de l’Assemblée Nationale”, a-t-il dit, avant d’affirmer que les tripatouillages juridiques vont nous conduire au mur. Bassirou Diarra dit Konté a déploré aussi le fait que les différentes missions de la CEDEAO n’ont pas rencontré le Collectif des députés spoliés prétextant qu’elles détiennent toutes les informations sur la question, alors qu’on ne peut pas dire mieux plus que les intéressés. “Pourtant, nous les avons envoyés (UA, UE, CEDEAO) notre mémorandum, mais apparemment, celui-ci n’a pas été compris”, a-t-il signalé.

“Si on ne trouve pas de solutions sur le plan juridique, nous nous retournons à la base. En attendant, nous faisons calmer nos électeurs. Si le calme du pays doit passer par la démission de l’Assemblée Nationale, je crois qu’il n’y a pas de sacrifice de trop”, a ajouté M. Diarra. Selon le président dudit Collectif, Gossi Draméra, “au regard du déroulement des choses, je peux dire que l’Etat malien n’existe plus. La création du Collectif des députés spoliés dans les 20 circonscriptions électorales a pour objectif de défendre nos droits et de réclamer nos postes de député”, a-t-il rappelé. “Je n’ai jamais vu nulle part qu’on oblige un député à démissionner. Aujourd’hui, nous disons haut et fort que nous ne sommes pas d’accord avec les propositions de sortie de crise de la CEDEAO. Donc, nous rejetons les propositions de la CEDEAO et demandons la dissolution de l’Assemblée Nationale. Nous mènerons notre combat dans le respect des règles de la démocratie. Ce sont 65 députés spoliés qui sont concernés au lieu de 31 indiqués par la CEDEAO. Mais, nous parlons ici au nom de 34 députés dans 13 circonscriptions électorales.

Boubacar DIARRA

By |2020-07-30T10:08:35+02:00juillet 30th, 2020|POLITIQUE|0 Comments

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