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LES INSTITUTIONS DU PAYS A TERRE: LA CEDEAO EXIGE LE RETOUR A L’ORDRE CONSTITUTIONNEL. LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE CONDAMNE LE COUP DE FORCE

Autour de la crise au Mali, hier mercredi 19 août 2020, le Conseil de Sécurité de l’ONU devait tenir une réunion d’urgence. Inutile de rappeler que cette crise a débouché sur la destitution du président de la république IBK à la suite d’un coup de force perpétré par une junte militaire. IBK a été arrêté par les militaires en même temps que son Premier ministre. L’ancien chef de l’Etat a annoncé sa démission ainsi que celle du Gouvernement. Il a aussi dissout l’Assemblée nationale.

Tout a été déclenché par le marasme qui s’était installé fondamentalement à la suite du bras de fer entre le pouvoir et le M5-RFP. Le pays est resté sans Président, sans Gouvernement. Dans sa première déclaration lue à l’ORTM par le Colonel-major Ismaël WAGUE, le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) invite la société civile et les mouvements sociopolitiques, la CMA et la plateforme chargée de la mise en œuvre du processus d’Alger, les Associations syndicales à s’associer à lui pour « ensemble créer les meilleures conditions d’une transition civile conduisant à des élections générales crédibles pour l’exercice démocratique à travers une feuille de route qui jettera les bases d’un Mali nouveau. L’heure est au-delà des clivages politiques et idéologiques semant les graines de l’affrontement et de l’intolérance et conduisant à la haine qui est maléfique ».

LA CONDAMNATION D’UN PUTSCH  EST UNE QUESTION DE PRINCIPE EN DEMOCRATIE 

Dans un communiqué rendu public hier mercredi 19 août, le ministère algérien des Affaires étrangères s’est joint à la position adoptée par la CEDEAO (Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest) et la France. Il rejette le coup d’état qu’il juge anticonstitutionnel. « L’Algérie suit avec une très grande préoccupation la situation prévalant au Mali, pays frère et voisin », a indiqué le communiqué du MAE. Il souligne que l’Algérie « réitère son ferme rejet de tout changement anticonstitutionnel de Gouvernement, conformément aux instruments pertinents de l’Union africaine, en particulier la Déclaration d’Alger de 1999 et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de 2007 ».

L’Algérie a rappelé que la doctrine de l’Union africaine en matière de respect de l’ordre constitutionnel ne peut faire l’objet d’aucune violation. La diplomatie algérienne souligne que l’Algérie appelle toutes les parties au respect de l’ordre constitutionnel et au retour à la raison pour une sortie rapide de crise. « Seules les urnes constituent la voie pour l’accession au pouvoir et à la légitimité » a conclu le communiqué du MAE Algérien.

Même son de cloche à  travers le reste du monde notamment en Europe et aux Etats Unis qui ont vivement rejeté toute forme de renversement des institutions en dehors de la voix des urnes. C’est pourquoi les militaires qui ont conduit cette action, dit-on, pour sauver le pays d’une dérive ne seraient pas à l’abri de menaces et de pression pour tenter de les en dissuader. Le chantage va-t-il faire plier l’armée après qu’elle a obtenu la démission du Président de la république qui, en plus, a dissolu l’Assemblée et le Gouvernement ?

LAYA DIARRA

By |2020-08-21T08:46:40+02:00août 21st, 2020|ACTUALITE, INTERNATIONAL|0 Comments

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