//LIBERATION DE FARABOUGOU : LE COLONEL ASSIMI GOITA, DEUX FOIS HEROS SANS COUP FERIR

LIBERATION DE FARABOUGOU : LE COLONEL ASSIMI GOITA, DEUX FOIS HEROS SANS COUP FERIR

Après le coup d’Etat austère, l’homme fort du CNSP vient de nouveau accomplir un fait d’armes : la libération de Farabougou, sans coup de feu. Il y a encore des zones d’ombre dans cette opération. Mais l’urgence est la libération des personnes enlevées par des assaillants en cavale.

Heurt ou leurre ? On n’en sait guère ! Après le putsch du 18 août, le colonel Assimi GOITA a réussi un deuxième coup, sans coup de feu, à ce que l’on en sait : la libération de Farabougou, assiégé par des présumés djihadistes pendant plus de 15 jours. Les cris de détresse des habitants du village ont provoqué l’indignation de l’opinion nationale à cause de la lenteur de réaction des autorités transitoires. Face à cette situation, l’armée a largué des vivres sur le village en deux jours successifs. Le Vice-président de la transition GOITA s’est finalement déplacé pour Ségou  pour prendre les manettes de l’opération Farabougoukalafia  afin de  desserrer l’étau du blocus sur les 3000 habitants. Le jeudi 22 octobre, les forces spéciales de l’armée d’où est issu le Colonel Assimi  ont atterri dans le village comme sur un fleuve tranquille : Farabougou est libéré sang goutte de sang, heureux ! Mais comment ? Secret de polichinelle, pardon secret défense.

Ce qui importe,  c’est que les habitants vaquent paisiblement à leurs occupations. Et Assimi GOITA et ses hommes ont tiré les marrons du feu. Il y a encore des zones d’ombre. Si l’on analysait les séquences de cette libération, la donne aurait changé

Les villageois ont sollicité de l’aide de l’armée  à cor et à cri pendant deux semaines, c’est alors  désespérément, que des notables de la localité (chef religieux, griots,…) ont engagé une médiation avec les assaillants. A en croire différentes sources, bon nombre  d’habitants de Farabougou n’étaient plus favorables à une intervention militaire comme solution. Cela démontre que les médiations étaient sur une bonne voie.

Quand les forces spéciales débarquaient, il n’y avait plus un seul homme armé aux alentours du village de Farabougou. C’est heureux qu’il n’y ait pas eu d’affrontements qui pourraient occasionner des pertes en vies humaines et en matériels ou même des dommages collatéraux. Mais l’inquiétude est le sort des neuf personnes du village enlevées par les assaillants en cavale. Jusqu’à la nouvelle donne, personne ne connaît officiellement leur groupe d’appartenance, d’Iyad Ag GHALI, de Amadou Koufa DIALLO ou tout autre maquis. Trop de propagandes autour de cette libération de faisant du Colonel Assimi Goita une deuxième fois héros après le coup d’Etat austère du 18 août. Alors maintenant, à lui et à ses hommes de faire la vaisselle, libérer les détenus des mains du diable.

Makan Fofana

 

By |2020-10-26T18:01:13+01:00octobre 26th, 2020|SÉCURITÉ|0 Comments

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