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LUTTE CONTRE LE TERRORISME AU MALI: LE COLONEL ASSIMI GOITA, VICE-PRESIDENT DE LA TRANSITION PROMET DE LA GAGNER

Depuis huit ans (2012-2020) que le pays est en proie à une crise multidimensionnelle qui affecte presque tous les compartiments de la société malienne, il faut aussi dire que c’est plutôt la persistance de l’insécurité, entretenue par des groupes djihadistes, en bien d’endroits du pays qui semble être le plus épouvantable pour les populations. Que n’a-t-on pas essayé pour venir à bout de ce fléau ? Jusque-là, aucune des options ne semblent réussir à pacifier les localités sur lesquelles les groupes djihadistes étendent leurs hégémonies. Des zones entières où les symboles de l’Etat ne peuvent mettre le pied et cela contribue naturellement à accentuer  la recrudescence de l’insécurité dans lesdites zones et aussi son extension à d’autres localités.

Avec l’option militaire, qui au début avait été privilégiée par rapport aux autres options, la bande sahélo-saharienne, englobant une grande partie du Mali, est en passe de devenir le pire des bourbiers pour les différentes forces loyalistes, en présence sur le terrain et cela nonobstant la forte militarisation du Sahel. D’autre part, des spécialistes de la lutte contre le terrorisme ont conseillé, en lieu et place de l’option militaire, plutôt la promotion d’une politique de développement socio-économique au profit des populations des zones où les djihadistes et autres terroristes étendent leurs hégémonies.

De l’analyse de ces spécialistes, on se fait à l’idée que l’option du développement socio-économique pourrait motiver les populations locales, notamment leurs composantes juvéniles, à ne pas céder à la tentation de recrutement par les groupes djihadistes qui profitent de la pauvreté et de l’oisiveté des jeunes ruraux pour les enrôler.

Si d’aucuns, parmi les observateurs, se convainquent que l’option du développement socio-économique est la meilleure arme contre le terrorisme dans le Sahel, d’autres par contre estiment qu’elle doit aller de pair avec l’option militaire pour produire l’effet escompté.

Il serait vraiment illusoire de penser qu’une quelconque de ces deux options (militaire et développement socio-économique) pourrait porter des résultats probants à court ou à moyen terme. C’est fort de cette conviction que d’aucuns, et non des moindres, préconisent plutôt des négociations à entreprendre, purement et simplement, avec les djihadistes.  Même si cette dernière option ne rencontre pas l’assentiment des principaux décideurs au sommet de l’Etat malien et ailleurs, au niveau de certains pays partenaires. Cette idée qui est largement partagée dans l’opinion nationale est aussi celle qui est préconisée par certaines organisations internationales de renom.
En tout cas, la persistance de l’insécurité, notamment dans les localités du centre et du septentrion du Mali constitue un sujet de très forte préoccupation pour les Maliens. C’est à juste raison qu’unanimement, les citoyens maliens se sont fortement félicités d’entendre le Colonel Assimi GOITA, président du CNSP et vice-président de la Transition, promettre la victoire des FAMA dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Mali. En effet, au cours de son adresse à la nation à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire du Mali, le Chef de l’Etat et Président du CNSP, colonel Assimi GOITA a déclaré :

« En 2020 encore, l’insécurité prévaut sur une large partie du territoire national. Les Forces de Défense et Sécurité se battent héroïquement mais les guerres asymétriques, nous le savons tous, se gagnent difficilement. Elles se gagnent avec le temps, dans la détermination et dans la résilience.

“Je voudrais vous faire la promesse que nous gagnerons la guerre qui nous a été imposée

A cet effet, les Forces de Défense et de Sécurité doivent être davantage mobilisées, formées, aguerries et mises dans les conditions matérielles et morales de la victoire qu’elles ont obligation de remporter contre l’ennemi et ce, pour le peuple malien. Les mois à venir doivent être des mois de résultats et d’engagement décisifs pour que le Mali recouvre rapidement toute sa sécurité sur tout son territoire. Les Forces de Défense et Sécurité répondent et répondront, avec vaillance et en tout lieu, à l’appel du Mali. Elles « sont debout sur les remparts, et résolues de mourir » afin que le Mali demeure. Et le Mali demeurera inchallah ! Les efforts seront accrus pour renforcer les capacités opérationnelles de notre principal outil de préservation de la sécurité de nos concitoyens, de défense de notre territoire et de protection de la paix que sont les FAMA ».

De tels propos ne peuvent qu’agréer aux citoyens surtout qu’ils émanent d’un officier supérieur qui est un parfait connaisseur des tenants et des aboutissants de la lutte contre le terrorisme au Mali

Ce qui réconforte encore plus l’opinion nationale malienne, est le fait que la vice-présidence de la Transition ait échu à Assimi GOITA. Dans l’exercice de ses attributions de vice-président de la Transition, et conformément aux exigences de la CEDEAO, le colonel GOITA est appelé à s’occuper spécifiquement des questions de défense et de sécurité nationales. Il devrait peut-être se sentir plus à l’aise dans cette fonction de vice-président tenant des rênes de l’outil national de défense et de sécurité dans toute sa diversité. Ce serait alors une lapalissade que dire, vu l’immensité du défi sécuritaire à relever, le colonel GOITA sera appelé à faire feu de tout bois pour réussir la mission qui est sienne.

El Hadj Mamadou GABA

By |2020-09-23T16:46:56+02:00septembre 23rd, 2020|A LA UNE, ACTUALITE, SÉCURITÉ|0 Comments

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