//ME MOUNTAGA TALL DU M5-RFP ET MOUSSA MARA SUR LES DECISIONS DE LA CEDEAO : “C’EST A LA PARTIE MALIENNE DE DONNER OU CONTENIR LA TRANSITION”

ME MOUNTAGA TALL DU M5-RFP ET MOUSSA MARA SUR LES DECISIONS DE LA CEDEAO : “C’EST A LA PARTIE MALIENNE DE DONNER OU CONTENIR LA TRANSITION”

Presque 24 heures après le sommet extraordinaire de la CEDEAO, un deuxième en moins de dix jours, les nouvelles décisions prises par les Chefs d’Etat de l’Organisation régionale ont fait l’objet de vives réactions notamment au sein de la classe politique et des Organisations de la société civile. C’est le cas de Me Mountaga TALL du Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) et du député déchu de la Commune IV, Moussa MARA, sur RFI le samedi dernier.

Le maintien des sanctions contre le Mali, au sortir du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEDEAO le vendredi 28 août 2020 a fait l’objet des vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Il faut le rappeler, le dernier sommet extraordinaire des dirigeants ouest-africains a exigé que la transition ne dure que douze mois et la levée des mesures restrictives sera conditionnée au retour à un pouvoir civil.  Sur ces nouvelles décisions, des hommes politiques dont Me Mountaga TALL du M5-RFP et Moussa MARA, député déchu de la commune IV et Président du parti YELEMA sont sortis de leur silence le samedi dernier sur RFI. Selon eux, c’est aux Maliens de choisir leur destinée.

Me Mountaga TALL, membre du Mouvement du 5 juin, a dit ceci :”La CEDEAO elle-même reconnaît qu’il y a aujourd’hui une terrible crise dans la sous-région ; crise sécuritaire, sanitaire, économique. Pourquoi plonger les Maliens encore plus dans les difficultés alors qu’en écoutant les solutions androgènes, on peut l’aider à en sortir ?”. L’ancien Premier ministre Moussa MARA aborde la question dans le même sens en disant : “C’est à la partie malienne de donner ou contenir la transition et de travailler pour faire en sorte que le pays reste quand même toujours en partenariat avec la communauté internationale et que la transition se fasse aussi de manière satisfaisante pour les Maliens “.

La question allait être débattue le samedi dernier au CICB entre la Junte et les forces vives de la Nation.

Mais, la rencontre prévue à cet effet a été reportée sine die par le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP). Et les raisons avancées par le Comité militaire étaient d’ordre organisationnel. Car, la Junte souhaite que cette rencontre soit faite dans un esprit d’inclusivité. Il est clair que tant que des militaires seront au pouvoir, la pression des chefs d’État de la CEDEAO pèsera toujours sur le Mali. Pour l’organisation sous régionale, l’urgence est la mise en place d’un Gouvernement civil de transition. Pour autant, la classe politique malienne et la société civile demandent aux dirigeants de la CEDEAO d’écouter le peuple malien et de prendre en compte ses aspirations.

Des recommandations fortes de la CEDEAO

Les décisions prises par la CEDEAO lors de cette conférence des chefs d’Etat sont :

  • la CÉDÉAO prend acte de la démission de l’ex président malien IBK, mais réclame une transition civile ; 
  • la durée de la  transition doit être de 12 mois (1 an) ;
  • le président et son premier ministre de transition doivent être des civils. Et ils ne devront pas être candidats à la prochaine présidentielle, laquelle devra avoir lieu dans un délai de 12 mois ;
  • les sanctions sont toujours en cours jusqu’au prochain sommet qui est prévu pour le 7 septembre 2020. Une possibilité de revenir sur les sanctions existe si, toutefois, le CNSP  accède à ces recommandations.

Boubacar DIARRA

By |2020-08-31T15:51:53+02:00août 31st, 2020|LES INFOS DU SOIR DE BAMAKO|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

Aller à la barre d’outils