/, RELIGION/PERSPECTIVES DE LA FORMATION DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION: MOHAMED CHÉRIF HAIDARA DU CSDM MET EN GARDE CONTRE L’EXCLUSION DE LA DIASPORA

PERSPECTIVES DE LA FORMATION DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION: MOHAMED CHÉRIF HAIDARA DU CSDM MET EN GARDE CONTRE L’EXCLUSION DE LA DIASPORA

Hier dimanche 04 octobre 2020, le Premier ministre, Moctar OUANE a reçu en audience une délégation du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM). Ladite délégation était conduite par M. Mohamed Chérif HAIDARA. Les échanges ont porté sur la Transition, l’implication efficiente et efficace de la diaspora. A la sortie de l’audience, M. HAIDARA a déclaré : « Nous avons eu des échanges très fructueux. Nous avons trouvé un premier ministre soucieux de sa mission. Nous avons trouvé un Premier ministre franc, cohérent qui comprend les enjeux et les défis ». Aux dires du président, le Conseil supérieur de la diaspora a posé un certain nombre de doléances au premier ministre.

La première doléance est que le ministère pour les Malien établis à l’extérieur soit un ministère régalien, en d’autres termes, un ministère de six (06) millions de Maliens. Ce ministère doit être le ministère le plus important du Mali, un ministère des Maliens établis à l’étranger pou l’intégration africaine et l’investissement. Une seconde doléance est celle de séparer la carte NINA et l’obtention du passeport. « Nous avons dit d’une façon claire, précise, tranchante que nous n’admettrons plus que nos documents d’état civil qui sont l’expression même de la souveraineté malienne soit imprimés en dehors du Mali. Nous avons dit de séparer l’obtention du passeport à la carte NINA. Nous avons 70 mille Maliens qui souffrent de façon arbitraire par manque d’attention, par non application du devoir par l’Etat malien vis à vis de ces soldats économiques qui vivent à l’étranger. Nous avons également dit au Premier ministre que nous voudrions que les Maliens établis à l’étranger soient érigés en une collectivité de la diaspora ou régis en conséquence», a indiqué le président du CSDM.

Nous lui avons rappelé que pendant le Dialogue national inclusif auquel nous avons participé avec 25 pays, il était conclu que la diaspora aurait des députés. Nous aurons 10% des députés quel que soit le nombre de députés à l’Assemblée. On a 12 régions où 10 seront opérationnelles. Quand on considère le nombre de députés à l’Assemblée nationale, maintenant on est sous représenté. La diaspora malienne doit avoir 10%. Nous avons dit également que les Maliens établis à l’étranger n’ont pas été recensés. Nous voudrons un recensement de l’ensemble des Maliens de Jakarta en Indonésie en passant par l’Afrique du SUD ; qu’on connaisse le nombre. Pour lui, les Maliens de l’extérieur connaissent les Maliens de l’intérieur, les inquiétudes des hommes et des partis politiques. ‘’Cette fois-ci, ils ne vont pas échapper. Ils ont toujours eu peur. Ils ont toujours eu des arrangements avec d’autres pour que ces Maliens ne soient pas comptés. Ils ont fait des arrangements avec d’autres pour que ces Maliens n’aient pas de cartes d’électeurs. Cet arrangement est terminé avec le CSDM. Ça ne se fera plus. Les Maliens seront comptés et nous nous compterons pour avoir les millions de votants. Aucun président ne sera élu désormais au Mali sans avoir la majorité des Maliens de l’extérieur », a-t-il précisé.

Le président du CSDM aussi affirmé : « Nous lui avons dit qu’un certain nombre de problèmes auquel nous faisions face doit définitivement s’arrêter. Cela ne peut que se faire quand on aura au sein de la constituante 30%, 30% des hommes et des femmes établis à l’étranger compétents et capables de défendre les causes non seulement de la diaspora mais aussi la cause du Mali ». Pour conclure il dira : ‘’Nous avons conclu en lui disant que dans le gouvernement on avait demandé six (06), nous comprenons nos sollicitudes. Nous même on ne peut pas se dédire parce qu’on avait dit au dialogue national inclusif auquel nous avons participé, il faut 25 ministres. Parmi ces ministres, si nous n’avons pas six 06, au moins qu’on ait quatre. Si on n’a pas quatre, au moins qu’on ait deux. Mais il n’est pas question que ce gouvernement se forme sans les Maliens de la diaspora. Dans le passé, c’était des arrangements entre la diaspora et les Maliens établis à l’extérieur et le gouvernement sur place. Cela est terminé’’

YOUSSOUF KONATE

By |2020-10-05T14:08:28+02:00octobre 5th, 2020|ACTUALITE, RELIGION|0 Comments

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