//POUR LA RÉSOLUTION DE LA CRISE POST-ÉLECTORALE AU MALI: LE COLLECTIF DES DEPUTES SPOLIES MET SES PREOCCUPATIONS DANS UN MEMORANDUM

POUR LA RÉSOLUTION DE LA CRISE POST-ÉLECTORALE AU MALI: LE COLLECTIF DES DEPUTES SPOLIES MET SES PREOCCUPATIONS DANS UN MEMORANDUM

Dans l’objectif de rendre public ses préoccupations et surtout de trouver des solutions à la crise post-électorale, le collectif des Députés Spoliés par l’Administration et la Cour constitutionnelle (CODESAC) a rédigé un mémorandum. Celui-ci a été mis à la disposition de presque tous les partenaires et amis du Mali qui sont à la manœuvre pour aider le peuple à surmonter à cette crise.

Il faut le souligner, le mémorandum en question a pour but d’informer objectivement l’opinion publique nationale et internationale sur des faits et actes relevés et vérifiables subis avant et surtout à  la suite de la  proclamation des résultats définitifs des premier et second tours des élections législatives du 29 mars et 19 avril 2020 par la Cour constitutionnelle. Les candidats se voyant spoliés par l’Administration et la Cour constitutionnelle, sur la base des sollicitations des populations de leurs circonscriptions respectives, de leur engagement citoyen, de la confiance et de la croyance qu’ils ont dans les lois et dans les institutions de notre pays, se sont engagés pour les élections législatives.

“Nous avons été témoins des résultats provisoires centralisés au niveau de nos préfectures respectives, puis transmis au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MATD), aux fins de proclamation des résultats provisoires avant l’étape de la Cour constitutionnelle qui est habilitée à proclamer les résultats définitifs”, a rappelé le président du collectif, Gossi DRAMÉRA lors d’un point de presse animé il y a quelques jours. A la surprise générale, la Cour constitutionnelle, en se prononçant selon sa volonté, a, soit “inversé les résultats faisant du perdant le gagnant”, soit ignoré des requêtes avec des faits avérés, en faveur de certaines listes, ou majoré des résultats obtenus par certains candidats.

Selon le contenu du mémorandum, dans la circonscription électorale du cercle de Bafoulabé, il a été observé la non prise en compte par la Cour des requêtes des partis ASMA-CFP, PRVM-FASOKO et FARE ANKA WULI. Dans la circonscription électorale du cercle de Yélimané, les candidats des partis UM-RDA Faso-Jigi et ADEMA PASJ ont été floués du second tour, suivant résultats du Ministère de l’Administration Territoriale avec des députés élus avec 49,18%. Dans la circonscription électorale du cercle de Banamba, l’on dénonce la non prise en compte par la Cour des requêtes des partis RPM et ADEMA.

Dans la circonscription électorale du cercle de Nara, idem pour les partis ASMA- CFP, MPM et URD. A Macina, il a été observé un vote influencé par les chasseurs et la non prise en compte des requêtes des partis ASMA-CFP, URD, CODEM, UDD et MPM par la Cour. A Ségou, les requêtes des partis ASMA-CFP, URD, CODEM, UDD et MPM ne sont pas prises en compte par la Cour. A Djenné, il a été constaté l’annulation du vote de la plus grande commune, dès le 1er tour, en faveur du candidat du pouvoir au détriment du parti ASMA-CFP. A Douentza, c’est la non prise en compte des requêtes des partis ADEMA PASJ et ASMA-CFP par la Cour.

A Mopti, c’est de la mascarade des Sous-Préfets et le vote fictif contre les partis YELEMA, PS YELEN KOURA et UDD. C’est la même observation faite à Ténenkou et à Youwarou en défaveur des partis UDD et ASMA-CFP. Dans les circonscriptions électorales de Diré et Goundam, c’est la non prise en compte des requêtes de l’indépendant Ibrahima Boubacar et du parti RPM. A Gourma-Rharous, les requêtes de l’APR n’ont pas été prises en compte par la Cour tandis qu’à Tombouctou, le candidat RPM passe avec 50,38% dès le 1er tour face à ceux de l’ADEMA PASJ et de l’URD.

Boubacar DIARRA

By |2020-08-06T06:34:25+02:00août 6th, 2020|ACTUALITE|0 Comments

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