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RÈGLEMENT DES CONTENTIEUX ÉLECTORAUX PAR LA NOUVELLE EQUIPE DE LA C.C.: LE CODESAC, MEME EN RANG DISPERSE, VEILLE AU GRAIN !

Si l’on peut s’en tenir aux propos du nouveau président de la Cour Constitutionnelle, Amadou Ousmane TOURE, juste après la cérémonie de prestation des serments, la nouvelle équipe de la Cour Constitutionnelle serait à la manœuvre pour vider les contentieux électoraux sortis des élections législatives 2020, principalement des 07 circonscriptions, alors que ce sont 20 circonscriptions qui sont concernées soit 64 députés spoliés en lieu et place de 30. Le Collectif des Députés Spoliés par l’Administration et la Cour Constitutionnelle (CODESAC) indique qu’il veille au grain ; la nouvelle équipe prendra-t-elle en compte les 13 autres circonscriptions ?

Faut-il le rappeler, le nouveau président de la Cour Constitutionnelle, Amadou Ousmane TOURE, au sortir de la cérémonie de prestation des serments, avait promis que son équipe se mettrait à la tâche dès que la passation de service serait effectuée. Il s’agissait principalement de vider les contentieux électoraux des législatives 2020 comme le recommandait la CEDEAO. Mais, le problème demeurera toujours, puisque, à l’opposé du nombre qu’avait arrêté la CEDEAO, les contentieux ne concernaient pas que les 30 députés élus dans 07 circonscriptions. Plutôt, c’est 64 députés spoliés dans une vingtaine de circonscriptions.

Au regard du déroulement des choses, le Collectif des Députés Spoliés par l’Administration et la Cour Constitutionnelle (CODESAC) dit avoir veillé au grain afin que toutes les 20 circonscriptions soient prises en compte. Faute de quoi, ils menacent de mobiliser leurs électeurs. Signalons que le  Mali a organisé les élections législatives  les 29 mars et 19 avril 2020, conformément aux résolutions du Dialogue National Inclusif (DNI)  en vue de mettre fin à  la crise sociopolitique que traverse  notre pays. A la surprise générale, ces élections qui devaient être une  source d’espoir et d’espérance, ont plongé le peuple dans la désillusion et le désespoir. Les citoyens ont constaté que  la voix des urnes ne servait plus à rien, pour accéder à l’hémicycle. Les résultats sont falsifiés et détournées en fonction de l’appartenance politique des candidats, des circonscriptions et selon les humeurs de l’Administration en charge des élections ainsi que de la Cour Constitutionnelle.

Ainsi, dès la proclamation définitive des résultats par la Cour, des soulèvements ont débouché sur des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre ; soulèvements populaires contre les falsifications des résultats et la non prise en compte des requêtes. C’est pour protester contre ce tripatouillage que le Collectif des députés élus par le peuple et spoliés par la Cour Constitutionnelle est né,  avec à sa tête Bourama Tidiani TRAORE. Le Collectif a pour vocation de défendre les intérêts des victimes de ces élections (premier et second tour). Les différents candidats se sont regroupés pour adopter un planning de travail commun afin d’alerter l’opinion publique nationale  et internationale sur ces injustices. La rédaction du mémorandum et son dépôt au niveau des Chancelleries, la rencontre de certains ambassadeurs, l’organisation de points de presse, la rencontre avec de hautes autorités politiques et morales en sont de parfaites illustrations.

Le Collectif prend en compte toutes les préoccupations des candidats,  à savoir, ceux qui ont été victimes de l’Administration et de la Cour Constitutionnelle au premier et au second tour des législatives. Il s’est fixé comme objectif la restitution des sièges et la prise en compte des requêtes introduites auprès de la Cour Constitutionnelle. Le Collectif a été remarqué surtout par son unité d’action, d’opinion et d’expression, jusqu’au jour où son président, Bourama Tidiani TRAORE (sans mandat), a rencontré en catimini des personnalités sensées être leurs adversaires : Mamadou CISSE dit Bagagnouwa, Yaya SANGARE, Tiémoko SANGARE, Karim KEÏTA et Hady NIANGADOU. C’est à partir de là que l’unité du Collectif a volé en éclat pour laisser place à la division et à la trahison. Bourama Tidiani TRAORE a eu l’assurance auprès de ces  « faiseurs  de roi » que les députés des sept (7) circonscriptions, estimés à 30 élus, vont réintégrer l’Assemblée Nationale, après démission des “députés” contestés des circonscriptions de Bamako CI, CV, VI, Bougouni, Kati, Sikasso et Koro.

Les candidats issus  des autres circonscriptions, environ une quinzaine, convaincus de leur bon droit et de leur lutte légitime, ont aussi pris leur destin en main, en créant le Collectif des Députés Spoliés par l’Administration et la Cour Constitutionnelle (CODESAC). Ce Collectif comprend les circonscriptions de Bafoulabé, Banamba, Yélimané, Nara, Macina, Ségou, Djénné, Douentza, Mopti, Ténenkou, Youwarou, Diré, Goundam, Gourma Rharous et Tombouctou. Ils sont estimés à 34 députés, si la Cour Constitutionnelle réexaminait leurs requêtes et en les remettant dans leur droit. A défaut, le CODESAC demande la dissolution pure et simple de l’Assemblée Nationale. Les recommandations de la CEDEAO ignorent les quinze (15) circonscriptions et retiennent seulement  trente (30) sièges. Ce que ne saurait être accepté par le CODESAC, dirigé par Gossi DRAMERA.

“Nous réclamons les 34 sièges. Contrairement aux dires de la CEDEAO, c’est un total de 64 sièges qui sont contestés, suite au tripatouillage de l’Administration et de la Cour Constitutionnelle”, a précisé le président DRAMERA.

Boubacar DIARRA

By |2020-08-18T09:26:25+02:00août 18th, 2020|ACTUALITE, COOPÉRATION, INTERNATIONAL|0 Comments

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