//RENCONTRE ENTRE LE CSDM ET LE CNSP:« ON NE SOUHAITE PAS UN COUP D’ETAT MAIS IL FAUT SE LE DIRE, QUAND UNE SOLUTION POLITIQUEMENT N’EST PAS TROUVEE, IL FAUT LA CHERCHER AILLEURS» MOHAMED CHERIF HAIDARA.

RENCONTRE ENTRE LE CSDM ET LE CNSP:« ON NE SOUHAITE PAS UN COUP D’ETAT MAIS IL FAUT SE LE DIRE, QUAND UNE SOLUTION POLITIQUEMENT N’EST PAS TROUVEE, IL FAUT LA CHERCHER AILLEURS» MOHAMED CHERIF HAIDARA.

« On ne souhaite pas un coup d’état mais il faut se le dire, quand une solution politiquement n’est pas trouvée, il faut la chercher ailleurs » Mohamed Chérif HAIDARA. Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) et le Comité National pour le Salut du Peuple ont tenu une rencontre hier lundi 31 août 2020 au camp Soundiata KEITA de Kati. La rencontre portait sur le point de vue de la diaspora sur la situation actuelle du pays et sur la transition.  

A la sortie de la rencontre, le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne, Mohamed Chérif HAIDARA a précisé que la rencontre a été très productive avec des officiers qui sont soucieux de l’avenir et du devenir du Mali. « Ils nous ont fait savoir qu’ils veulent une inclusion dans les échanges avec toutes les couches du Mali y compris la diaspora. Ils aimeraient que la diaspora leur dise comment on voudrait avoir un Mali unifié, un Mali avec des institutions fortes. Un Mali au sein duquel tout le monde se reconnait en tant que Malien tout court. Pour ce faire, il faut recueillir les préoccupations de tout un chacun », a expliqué le Président HAIDARA.

Selon lui, le CSDM qui est l’une des organisations les plus dynamiques du pays, est dans 40 pays. Son bureau fédéral compte plus d’un millions 600 mille membres à travers le monde.

Il a indiqué que ‘’Nous avons pu faire des contributions à l’interne. Nous avons demandé le report des législatives pour la cohésion sociale. Nous avons négocié tant d’autres, la main tendue avec le président Soumaila CISSE. Nous avons proposé des échanges et le Dialogue national inclusif auquel nous avons participé dans 25 pays. Et aujourd’hui nous assistons à une nouvelle page de l’histoire du Mali. Nous avons proposé les cinq (5) points qui ont été l’objet de négociation avec le Président IBK. Cela n’a malheureusement pas abouti. Donc il est tout à fait normal que nous soyons tout au long de cette crise. Le CNSP exprime notre opinion, notre engagement, notre devoir de construire le pays’’.

Aux dires de Mohamed Chérif HAIDARA le Mali est devenu un Etat parti mais pas un Etat pays.

Nous avons nos sœurs et frères qui se plaignent pour dire qu’ils ne se sentent pas concernés par la crise qui est au nord. En 1960, ils n’ont pas été inclus à l’indépendance. Il y a eu des accords de Tamaraset en 1983-1984. Il y a encore des accords en 2013 pour qu’on ait un président démocratiquement élu. La question qu’on doit se poser aujourd’hui est pourquoi les Maliens doivent un accord en dehors du Mali pour avoir un président ? Pourquoi un Malien doit avoir un accord pour être Malien ? C’est qu’il y a un malaise. Donc aujourd’hui, ce qui nous arrive est l’une des meilleures choses qui soit arrivée au Mali. Avant de conclure : « On ne souhaite pas un coup d’état. Nous sommes des constitutionnalistes. Mais il faut se dire que quand une solution politique n’est pas trouvée, il faut la chercher ailleurs. Donc aujourd’hui nous avons la charte de cette transition qui sera incluse dans notre constitution au sien duquel tout le monde va se reconnaitre ».

YOUSSOUF KONATE  

By |2020-09-01T15:51:11+02:00septembre 1st, 2020|ACTUALITE|0 Comments

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