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REPORT DE LA VISIOCONFÉRENCE DES CHEFS D’ETAT DE LA CEDEAO SUR LE MALI : QUELLES CONSÉQUENCES SUR LE PEUPLE MALIEN ?

Suite à quelques avancées enregistrées dans les négociations entre les émissaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les leaders du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) sur la gestion l’après IBK, les dirigeants ouest-africains devraient se réunir en visioconférence aujourd’hui, mercredi 26 août. La conférence fut ensuite  décalée au jeudi 27. Au finish, on l’a reportée à une date ultérieure. Pendant ce temps, le peuple malien reste sous embargo. Son économie et sa finance en souffriront. Même si le Mali ne mérite pas un pareil supplice, force est de constater qu’ils devront en subir les conséquences jusqu’à ce que la CEDEAO et la junte militaire soit en phase. 

Dans la perspective de trouver un terrain d’entente avec les leaders du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), une mission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a séjourné dans notre capitale durant 72 heures. La mission était conduite par l’ancien président de la République Fédérale du Nigéria, Goodluck JONATHAN. A cette occasion, les émissaires étaient satisfaits sur certains points à savoir le retour du président IBK à son domicile et la liberté d’aller, au besoin, se soigner à l’extérieur. En plus, autour des personnalités arrêtées, la junte a allégé le dispositif de sécurité.

Selon d’autres informations, le point d’achoppement se situerait au niveau de la gestion de la transition, surtout sa durée.

L’organisation sous-régionale aurait donné 48 heures à la Junte pour réagir. Du coup, beaucoup pensent que cet écueil serait le motif basique du report. Mais pour d’autres, c’était en vue de donner aux émissaires la latitude de rendre compte de leur mission au président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufi du Niger. Ainsi, celui-ci partagerait la suite avec ses pairs de sorte que de cette concertation résulte la décision de lever ou non l’embargo imposé au Mali. Pourtant, l’espoir reposait sur cette visioconférence. Les Maliens croyaient que les sanctions prises seraient ou levées ou allégées. Maintenant, doivent-ils prendre leur mal en patience. En attendant, les conséquences seront, sans doute, énormes pour toute l’économie et la finance. Déjà, il se murmure que les liquidités risquent de se faire rare si le Mali continue à être sous embargo.

L’argent ne circulant plus entre notre pays et le reste des pays membres de la CEDEAO, la situation risquerait donc de s’empirer.

Malgré la bonne volonté des opérateurs économiques et des commerçants, le prix des produits de première nécessité risque de flamber. Pour ces raisons, les Maliens s’impatientent de voir la visioconférence se tenir et que la CEDEAO lève ses sanctions dans un délai très court.

Boubacar DIARRA

By |2020-08-26T18:03:12+02:00août 26th, 2020|COOPÉRATION, POLITIQUE|0 Comments

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