//TRIBUNE: SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA EN PYROMANE ET EN POMPIER !

TRIBUNE: SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA EN PYROMANE ET EN POMPIER !

Transition politique :”Je pense que ce qui est survenu le mardi 18 août était inévitable parce que nous étions arrivés dans une situation d’impasse…”. Ainsi parlait, pas Zarathushtra, mais Soumeylou Boubèye MAIGA dans les colonnes du quotidien L’Essor. C’était dans le cadre d’un plan média qui trahit chaque jour un peu plus les ambitions de l’ancien Premier ministre de IBK. Mais cette courte phrase au début d’une longue interview est une insulte proférée aux Maliens :

Elle vient de celui qui porte la plus lourde responsabilité de nos malheurs depuis que, en 2018, il s’est servi de l’appareil administratif de l’Etat (le commandement territorial), de l’appareil judiciaire (la Cour constitutionnelle) et des Forces de défense et de sécurité pour imposer la réélection de Ibrahim Boubacar KEITA. Or, de façon évidente, le bilan socio-économique était exécrable. La métastase de l’insécurité au Centre du pays et bien au-delà avait mûri. C’est le désastre planifié par Soumeylou Boubèye MAIGA en 2018 qui a débouché sur le 5, le 19 juin, le 10 juillet et le 11 août. Il est à l’origine aussi de la naissance du M5-RFP pour porter ce combat contre l’abaissement et l’affaissement du Mali.

La Transition, dont nous cherchons laborieusement la voie depuis le 18 août 2020, aurait dû commencer le 04 septembre 2018 dans un contexte plus calme. Le président IBK avait été laminé par la mobilisation Antè Abana de 2017 contre la révision constitutionnelle. L’aggravation de la situation sécuritaire n’avait permis aucune préparation sérieuse des élections présidentielles de 2018. Mais Soumeylou Boubèye MAIGA avait juré de violer toutes les règles de bonnes pratiques électorales pour des raisons vénales. Son maintien à la tête du gouvernement lui permettait de continuer à disposer des ressources de l’Etat. Il pourrait monter des politiques pour se positionner dans la succession du président qui devait se rappeler que c’était lui qui l’avait fait président.

Il avait tout prévu sauf que la famille présidentielle et son “ami” Karim qui lui donnait du “Tigre” et du “Clémenceau” dans une évidente exhortation au sale boulot, n’allaient pas hésiter à orchestrer, plus tard, son départ dans de piteuses conditions

Donc, pour parler trivialement, la merde dans laquelle le pays se débat aujourd’hui a été largement créée par le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA. Le même SBM faisait pitié après les dernières élections législatives où son minuscule parti avait recueilli 7 ou 8 députés au départ, réduits à 3 ou 4 après l’inique Arrêt de la Cour constitutionnelle de Manassa DANIOKO. Or, le parti s’était fait remorquer par des forces plus significatives. Mais ceux qui ont un peu de mémoire sont allés consulter les archives pour noter que le même Premier ministre avait couvert toutes les turpitudes de la Cour constitutionnelle en 2018. De l’avis scandaleux sur les Procurations au bourrage d’urnes dans les zones nomades, rien n’était de trop pour arracher un second mandat en faveur de IBK.

Nous n’oublions pas non plus cette autre violation de la Constitution qu’à constituée la prorogation du mandat des députés à sa propre demande en tant que Premier ministre. C’est cette démocratie au rabais qui ne s’adossait à aucun bilan social, économique ni sécuritaire crédible qui a suscité la révolte du 05 juin. Les populations de Bandiagara demandent même à SBM d’aller ramasser sa première brique pour un Centre universitaire régional : il n’y a jamais eu de deuxième brique. Le nom de Soumeylou Boubèye MAIGA n’est pas dissociable du bilan du régime déchu. Il peut donc garder pour lui ses bons conseils d’expert.
Bakary Diarra in Refondation du Mali

 PROPOS RECUEILLIS PAR LAYA DIARRA

By |2020-09-07T15:33:05+02:00septembre 4th, 2020|ACTUALITE|0 Comments

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